Aide aux migrants : Christian Estrosi relaxé en appel dans une affaire de diffamation

DECISION Le maire de Nice avait été condamné en première instance après avoir accusé un universitaire venu en aide à des migrants de « favoriser le travail des passeurs »

20 Minutes avec AFP
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Le maire LR de Nice Christian Estrosi
Le maire LR de Nice Christian Estrosi — SYSPEO/SIPA

Condamné en première instance pour diffamation envers un universitaire niçois impliqué dans une association d’aide  aux migrants, le maire de  Nice a été relaxé lundi en appel, a-t-on appris de source judiciaire.

Le 23 avril 2021, Christian Estrosi avait été condamné à 3.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Nice. Il avait accusé Pierre-Alain Mannoni, universitaire niçois venu en aide à des migrants, de « favoriser le travail des passeurs ».

« Certains djihadistes se font passer pour des migrants […] Comment ces individus peuvent-ils nous certifier qu’ils ne font pas rentrer des terroristes sur notre sol en violant la loi comme ils le font ? », avait-il écrit sur Twitter, en dénonçant une décision de justice de 2017 qui avait relaxé l’enseignant.

« Relaxe pure et simple »

Lundi, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence a « infirmé le jugement de première instance et relaxé » Christian Estrosi, a indiqué son avocat Me Gérard Baudoux. Le parquet général d’Aix-en-Provence a confirmé cette relaxe.

Dans un message sur Twitter, le maire de Nice a réagi en indiquant avoir pris connaissance « avec satisfaction » de l’arrêt de la Cour d’appel, qui a « infirmé le jugement et prononcé ma relaxe pure et simple ».

Le géographe avait hébergé brièvement trois Erythréennes réfugiées dans un centre de vacances français désaffecté, avant de les conduire en voiture à une gare SNCF vers Marseille où elles devaient être soignées par des associations.