Saint-Denis : Un suspect jugé le 24 février pour les dégradations de la basilique

VANDALISME Les statues dégradées n’auraient que peu de valeur patrimoniale selon le recteur

20 Minutes avec AFP
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La basilique Saint-Denis, le 9 mai 2013, en région parisienne
La basilique Saint-Denis, le 9 mai 2013, en région parisienne — FRANCOIS GUILLOT AFP

Interpellé mercredi dernier pour des dégradations de statues dans la  basilique de Saint-Denis, qui abrite la nécropole des rois de  France, un homme sera jugé le 24 février, a indiqué ce dimanche le parquet de  Bobigny. Le même jour, le recteur de la basilique avait annoncé avoir porté plainte via un communiqué.

« Mercredi 5 janvier 2022, en milieu de matinée, un homme a cassé des vitrines et jeté à terre trois statues dans la basilique cathédrale Saint-Denis », a écrit le père Jean-Christophe Helbecque. Sur une photo accompagnant le communiqué, les trois statues apparaissent très endommagées.

Le recteur de la basilique démine la polémique

Le suspect avait été interpellé peu après les faits, et le recteur de la basilique avait porté plainte le jour même, a précisé le diocèse pour qui « il s’agit très vraisemblablement de l’acte isolé d’une personne fragile ». « Nous regrettons que certains se soient emparés de ce fait divers pour en faire ce qu’il n’est pas », a-t-il commenté.

« Aucune parole ni aucun geste de menace n’ont été proférés. Aucun blessé n’est à déplorer », a insisté le diocèse, précisant que les trois statues en plâtre dégradées, qui datent du XIXe siècle, « se sont fracturées en tombant » et « ne représentent pas de valeur patrimoniale ».

L’extrême-droite en fait ses choux gras

La publication d’un article du journal Valeurs Actuelles de samedi en fin de journée avait suscité des réactions indignées, notamment de la part de candidats d’extrême droite à l’élection présidentielle. Sur son compte Twitter,  Eric Zemmour avait déclaré, à propos de l’homme interpellé : « Il est la barbarie, notre ennemie mortelle. Nous sommes la réponse et nous serons implacables. »

Dimanche, c’est Marine Le Pen​ qui, dans un communiqué, s’est dite « profondément indignée » par « ces actes barbares, commis dans un des monuments les plus sacrés de l’Histoire de France et lieu de culte catholique ». Elle a estimé que cela « illustre l’incompétence du gouvernement et justifie l’urgence » d’un plan de protection du patrimoine et des églises.

Selon des chiffres de 2019, la basilique de Saint-Denis recevait 140.000 visiteurs chaque année.