Dunkerque : Un motard faisait des selfies doigt d'honneur aux radars

PROCES Les CRS de la compagnie de Godewaersvelde ont pu identifier un jeune motard qui avait pris l’habitude de faire des gestes obscènes sur les photos des radars qui le prenaient en excès de vitesse

Mikaël Libert
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Un radar automatique (illustration).
Un radar automatique (illustration). — M.Libert / 20 Minutes
  • Un motard de 24 ans va être jugé pour de multiples grands excès de vitesse.
  • Il se faisait flasher exprès par les radars automatiques en faisant des doigts d’honneur.
  • Les policiers de la CRS ont pu l’identifier grâce au pot d’échappement de sa moto et en géolocalisant son téléphone.

Excès de selfies. Ce mardi, un motard de 24 ans sera jugé à Dunkerque pour de multiples  excès de vitesse commis au guidon de sa puissante moto sur plusieurs autoroutes du Nord. Un fait banal, certes, mais la suite l’est moins.  Selon nos confrères de France Bleu, le mis en cause avait pris l’habitude de se faire flasher par les radars automatiques en faisant des gestes obscènes.

L’acte aurait pu passer inaperçu s’il n’avait pas été répété plusieurs fois. C’est le centre qui gère les radars automatiques (CACIR) qui a repéré un motard flashé quatre fois en deux semaines par un appareil installé sur l’autoroute à A25. A chaque fois, le même motard, sur la même moto est enregistré à plus de 200 km/h. Cerise sur le gâteau, il adresse systématiquement un doigt d’honneur à l’appareil qui immortalise ses infractions.

Identifié grâce à son pot et son téléphone

Les images ont été transmises à la compagnie de CRS autoroutière de Godewaersvelde et une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver l’individu. Mais ce dernier avait pris soin de masquer sa plaque d’immatriculation et les policiers ont dû se replier sur d’autres indices. A force d’investigations, les CRS ont découvert que le motard utilisait aussi un radar de l’autoroute A1 comme appareil à selfies. Les photos leur ont néanmoins permis de relever un détail crucial. Si le modèle de moto est assez répandu en France, son pot d’échappement l’est moins puisqu’il n’a été vendu qu’à 20 personnes dans le département.

Les policiers ont frappé aux portes de ces personnes jusqu’à tomber sur un habitant de Tourcoing âgé de 24 ans. Si ce dernier a contesté, les éléments ont parlé pour lui. Entre ses habits, son casque et sa moto, tout correspondait au motard indélicat photographié par les radars. Selon France Bleu, c’est la géolocalisation du téléphone du mis en cause sur les lieux des infractions qui pourrait lui être fatale lors de l’audience de ce mardi.