Béziers : Quatre ans de prison pour avoir diffusé la tête décapitée de Samuel Paty

XENOPHOBIE Se définissant comme un Blanc qui n’a pas honte d’être blanc, il avait prononcé à de multiples reprises des propos xénophobes ou antisémites

Jérôme Diesnis
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Un hommage à Samuel Paty.
Un hommage à Samuel Paty. — ISA HARSIN/SIPA

Un homme de 31 ans a été condamné à quatre ans de prison par le tribunal correctionnel de  Béziers. Il était poursuivi pour provocation publique et directe non suivie d'effet à commettre un crime ou un délit, apologie via Internet d'un acte de terrorisme, provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion et refus de remettre aux autorités judiciaires le code de déverouillage de son téléphone portable.

Sorti de prison en mars 2021 après avoir été incarcéré pour les mêmes faits, sur Internet et les réseaux sociaux, il avait publié plusieurs propos xénophobes et antisémites. Certains étaient accompagnés de la tête décapitée de Samuel Paty.

Révocation d’un précédent sursis

En garde à vue, il n’avait regretté aucun de ses propos, se définissant lui-même « comme un ethno sadique, c'est-à-dire, selon lui, un Blanc qui n'a pas honte d'être blanc », évoque le procureur de la République, Raphaël Balland.

Le tribunal a notamment révoqué d'un précédent sursis probatoire d’un an. Il fera également l’objet d’un suivi socio-judiciaire pendant trois ans assortis de deux ans supplémentaires d'emprisonnement en cas de non-respect de ses obligations. À l'audience, le parquet avait requis cinq ans d'emprisonnement.