Agression d'un policier à Lyon : Le parquet fait appel de six relaxes et réclame un mandat de dépôt pour deux condamnés

TRIBUNAL Le parquet de Lyon a fait appel, jeudi 6 janvier, dans le procès de dix personnes accusées d'avoir violemment agressé un policier en juin 2020, qui s'était soldé mardi par la relaxe de huit des prévenus

J. Le. avec AFP
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Le policier, alors en poste à Caluire, a été frappé à coups de barre métallique par un groupe d'individus (illustration).
Le policier, alors en poste à Caluire, a été frappé à coups de barre métallique par un groupe d'individus (illustration). — SYSPEO/SIPA

« On interjette appel pour huit prévenus sur dix, six des huit relaxés et les deux condamnés », a annoncé le parquet de Lyon à l’AFP ce jeudi. A l’issue de l’audience du 5 novembre 2021, deux hommes âgés de 19 et 20 ans avaient été condamnés mardi à cinq ans d’emprisonnement, dont trente mois de sursis avec mise à l’épreuve, pour violence aggravée par trois circonstances : en réunion, avec arme et sur dépositaire de  l’autorité publique. 

Cette peine correspondait aux réquisitions du ministère public, mais le parquet fait appel car le mandat de dépôt requis n’a pas été prononcé par le tribunal correctionnel. Le parquet interjette également appel pour six des huit prévenus qui avaient été relaxés faute d’éléments suffisants pour établir leur participation aux faits, selon le tribunal.

Deux mineurs renvoyés devant le tribunal pour enfants

A l’audience, le ministère public avait requis pour ces prévenus deux ans et demi de prison ferme, considérant qu’ils avaient participé à une « scène unique de violence ». Les faits s’étaient produits le 14 juin 2020, alors que le policier, hors service et en civil, rentrait d’une soirée avec sa compagne. A l’époque en poste à Caluire-et-Cuire, le fonctionnaire avait été frappé à coups de poing et de pied, ainsi qu’avec une barre métallique. Il avait subi 45 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

A l’audience, les prévenus, identifiés par la vidéosurveillance et la téléphonie, ont reconnu leur présence sur les lieux, mais ont nié avoir commis les violences et assuré qu’ils ignoraient la qualité de policier de la victime. Deux mineurs soupçonnés d’avoir provoqué une première altercation et d’avoir rameuté le groupe sont renvoyés devant le tribunal pour enfants. L’audience a été reportée au jeudi 4 mars.