Doubs : Une femme de 35 ans mise en examen et écrouée pour le meurtre de son enfant de 4 ans

DRAME Une femme de 35 ans a été mise en examen et incarcérée après être sortie de l’hôpital psychiatrique, pour le meurtre de son fils de 4 ans en novembre dans le Doubs

G.V. avec AFP
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Un palis de justice. Illustration.
Un palis de justice. Illustration. — Sebastien SALOM-GOMIS/SIPA

Une femme de 35 ans a été mise en examen et incarcérée après être sortie de l’hôpital psychiatrique, pour le meurtre de son fils de 4 ans en novembre à Corcondray ( Doubs). Cette dernière a été mise en examen pour « homicide volontaire sur mineur de moins de 15 ans » et placée en détention provisoire à la maison d’arrêt de Dijon.

La jeune femme a admis avoir « asphyxié son enfant », en expliquant que « son geste était étroitement corrélé au harcèlement et aux violences qu’elle disait subir de la part de son mari », a indiqué le procureur de Besançon, Etienne Manteaux, lors d’une conférence de presse. Les circonstances du passage à l’acte « restent très, très confuses », a-t-il ajouté, estimant que son discours était « peu cohérent ».

« Une sorte de paranoïa »

« La question de la responsabilité pénale de madame par rapport à ces faits reste entière », selon le procureur qui relève « une sorte de paranoïa qui l’amène à voir le mal partout ». Les investigations de la gendarmerie et les expertises psychiatriques permettront de « comprendre quel est son état psychique », a-t-il souligné.

Pour rappel, le drame s’est produit en novembre dernier. Une jeune femme et son fils de 4 ans avaient été découverts par la gendarmerie au petit matin dans un fossé à Corcondray, petite commune du Doubs où ils habitaient. L’enfant présentait des traces de traumatisme au niveau du visage et des traces de strangulations au niveau du cou. Pris en charge par les secours, il était décédé à l’hôpital de Besançon dans la matinée. L’autopsie avait conclu à un décès par asphyxie suite à une strangulation.

Pendant la nuit, la mère s’était présentée chez plusieurs habitants du village avec l’enfant, en pyjama et pieds nus. Elle avait refusé d’entrer chez eux et était repartie avec son fils en pleurs, dans le froid et le brouillard. La mère avait tenu des "propos assez délirants, à connotation mystique", avait rapporté Etienne Manteaux à l’époque des faits, et elle avait été hospitalisée en psychiatrie. Le père, âgé de 35 ans, avait été placé en garde à vue avant d’être remis en liberté. Le couple était en train de se séparer.