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ENQUETEAprès le décès d’un détenu, une plainte contre la prison de Villefranche

Villefranche-sur-Saône : Après le décès d’un détenu, une plainte déposée contre l’établissement

ENQUETELa victime est tombée dans le coma, sa compagne souhaite connaître les raisons de son décès
Un gardien de prison escorte un nouveau détenu dans sa cellule dans la prison de Villefranche-sur-Saône, le 30 janvier 2008
Un gardien de prison escorte un nouveau détenu dans sa cellule dans la prison de Villefranche-sur-Saône, le 30 janvier 2008 - Jean-Philippe Ksiazek AFP
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L'essentiel

  • La compagne d’un détenu, décédé à la maison d’arrêt de Villefranche-sur-Saône, a déposé plainte mardi contre l’établissement.
  • L’homme, qui souffrait de diabète, est tombé dans le coma.
  • Sa compagne soupçonne qu’il n’a pas sa dose d’insuline à temps.

Une plainte pour homicide involontaire a été déposée mardi auprès d’une gendarmerie de la région lyonnaise contre la maison d’arrêt de Villefranche-sur-Saône, près de Lyon ( Rhône), à la suite du décès d’un détenu, a-t-on appris jeudi auprès de la compagne de ce dernier.

Yassin Mebarkia, 30 ans, est décédé lundi à l’hôpital en réanimation, après avoir été retrouvé dans le coma par les surveillants dimanche, où il ne s’était pas présenté à la promenade.

« Je souhaite savoir ce qui s’est passé. Je pense que quelque chose d’anormal a provoqué le décès de mon compagnon. Je pense qu’il n’a pas été secouru comme il le fallait », explique Sylvia Lancelin, 30 ans, originaire de la région de Valence (Drôme).

Un manque d’insuline à l’origine du décès ?

Son compagnon, placé en détention en septembre 2021 à Valence puis transféré à Villefranche-sur-Saône le 9 décembre, serait, selon elle, tombé dans le coma à cause d’un manque d’insuline, alors qu’il souffrait du diabète.

« L’établissement connaissait sa situation de santé. Plusieurs détenus m’ont dit qu’il s’était plaint durant la nuit précédente, et qu’un co-détenu avait signalé sa détresse. Je ne comprends pas qu’on ait pu le laisser des heures sans intervention », affirme-t-elle, précisant qu’elle n’a été prévenue du décès par l’établissement que mardi soir, sans avoir été informée du transfert à l’hôpital de son compagnon.

Une obligation de sécurité

« Il faut qu’elle soit éclairée sur les circonstances du décès. L’enquête menée par le parquet », pour recherche des causes de la mort, « doit établir la chronologie des événements, et rechercher si des responsabilités sont engagées », ajoute Me Laura Bouremel, avocate de la jeune femme.

« Un établissement pénitentiaire a une obligation de sécurité. Nous espérons que l’enquête sera menée jusqu’au bout », poursuit l’avocate lyonnaise.

Contactée, la direction régionale de l’administration pénitentiaire n’a pas souhaité apporter de commentaire.

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