Nantes : Douze arrestations après une vaste escroquerie aux indemnités de chômage partiel

FRAUDE Les suspects seraient impliqués dans le détournement d’au moins trois millions d’euros d’indemnités versées indûment par l’Etat

Frédéric Brenon
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L'enquête a été confiée à la gendarmerie. (illustration)
L'enquête a été confiée à la gendarmerie. (illustration) — DENIS CHARLET / AFP

Douze personnes ont été interpellées mardi dans l’agglomération nantaise et en région parisienne dans le cadre d’une enquête de gendarmerie portant sur un vaste système de fraude aux indemnités de chômage partiel, annonce ce mercredi le procureur de la République de Rennes​, Philippe Astruc. Agés de 26 à 69 ans, les douze suspects, parmi lesquels trois femmes, se trouvent ce mercredi en garde à vue.

Ils sont soupçonnés d’avoir participé à une fraude massive d’indemnités versées aux entreprises par l’Etat dans le cadre de la crise sanitaire. Le préjudice estimé porte au final sur « plus de trois millions d’euros », précise Philippe Astruc, confirmant une information du journal Ouest-France. Une information judiciaire des chefs d’escroquerie en bande organisée, de blanchiment aggravé et de violation d’interdiction de gérer a été ouverte.

L’instruction a été lancée en avril dernier par la Juridiction interrégionale spécialisée de Rennes à la suite d’un signalement visant une entreprise nantaise repérée par les services de l’inspection du travail. Certains suspects sont déjà connus de la justice pour des infractions économiques et financières, précise le procureur de Rennes.