Val-d’Oise : Leurs enfants sèment le désordre, ils peuvent être expulsés de leur HLM, dit la justice

TRIBUNAL DE PROXIMITE Plusieurs courriers étaient restés sans réponse depuis 2016

20 Minutes avec agence
— 
La justice avait initialement été saisie de trois demandes d'expulsion.
La justice avait initialement été saisie de trois demandes d'expulsion. — Pixabay / WilliamCho

Le tribunal de proximité a accordé le droit ce mercredi au bailleur social Toit et joie d’expulser une famille occupant un de ses logements à Gonesse (  Val-d'Oise). En septembre dernier, l’entreprise avait réclamé à la justice en septembre l’autorisation d’annuler les baux de trois foyers.

Elle avait justifié sa requête par les troubles du voisinage et dégradations imputés aux enfants des familles concernées, rapporte Le Parisien.

Incivilités en tous genres

Les jeunes gens étaient accusés d’être responsables d’avoir vandalisé des voitures, des murs, des caméras et des parties communes. Ils se seraient aussi livrés à des occupations irrégulières et auraient généré diverses nuisances. Depuis 2016, le bailleur avait adressé plusieurs courriers aux locataires en question leur demandant un rendez-vous. Les lettres étaient restées sans réponse.

Trêve hivernale oblige, une éventuelle expulsion ne pourrait avoir lieu avant le 31 mars 2022. Toit et joie a cependant indiqué ne pas souhaiter à tout prix mettre dehors la famille visée par la décision de  justice. « L’objectif de cette démarche, c’est que les désordres cessent, a expliqué Patrick Redon, avocat de l’organisme. La balle est dans le camp des expulsables. »