Meurtre de Cintia Lunimbu à Toulouse : Jean-Baptiste Rambla renonce à faire appel de sa condamnation à perpétuité

POINT FINAL Il n’y aura pas de deuxième procès pour le meurtre sauvage de la jeune Cintia Lunimbu à Toulouse. Jean-Baptiste Rambla, qui est aussi un enfant victime dans l’affaire Ranucci, renonce à son appel

Hélène Ménal
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La Cour d'assises de Haute-Garonne. (Illustration)
La Cour d'assises de Haute-Garonne. (Illustration) — A.GELEBART/20MINUTES

« La famille Lunimbu va pouvoir faire son deuil, ce qui me semble bien légitime ». Frédéric David, l’avocat de Jean-Baptiste Rambla, condamné il y a un an à Toulouse pour le meurtre sauvage de Cintia Lunimbu, indique que son client finalement « renonce à faire appel » et « qu’une ordonnance vient d’être prise en ce sens », confirmant une information de France Bleu Occitanie.

La famille Rambla, avec Jean-Baptiste enfant et sa sœur Marie-Dolorès avant qu'elle ne soit tuée.
La famille Rambla, avec Jean-Baptiste enfant et sa sœur Marie-Dolorès avant qu'elle ne soit tuée. - Max Colin - Sipa

Le deuxième procès devait s’ouvrir le 10 janvier à Montauban. En abandonnant la procédure, Jean-Baptiste Rambla accepte donc sa condamnation à perpétuité, assortie de 22 ans de sûreté, pour avoir tué la jeune femme de ménage, qu’il ne connaissait pas, après l’avoir surprise chez elle un jour de juillet 2017. Il met aussi un terme à une affaire aux ressorts hors normes. Car Jean-Baptiste Rambla est aussi le frère de Marie-Dolorès Rambla, la petite fille enlevée et tuée à Marseille en 1974, dans l’affaire dite du pull-over rouge ou affaire Ranucci. Sa petite sœur a été enlevée sous ses yeux. Et c’est par ce traumatisme, que l’accusé expliquait en partie son passage à l’acte et son état paranoïaque. Pour Cintia Lunimbu mais aussi pour un premier meurtre, celui de Corinne Beidl, commis en 2004.

Un meurtrier apaisé

« Je pense que la série de Canal+ [un docu fiction] Dolorès ou la malédiction du pull-over rouge et le livre que nous avons écrit avec ma consœur Aurélie Joly a pu l’apaiser », ajoute Frédéric David.

L’affaire Ranucci revisitée à l’aune des faits, des décennies après le débat passionné sur la peine de mort qu’elle avait suscité, a pu calmer « le délire victimaire » de Jean-Baptiste Rambla.