Terrorisme : Un automobiliste jugé pour avoir tenté de tuer six militaires à Levallois-Perret

PROCES A partir de ce lundi, Hamou Benlatreche est jugé pour « tentative d’assassinat terroriste » devant une cour d’assises spéciale à Paris

20 Minutes avec AFP
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 Le 9 août 2017, six militaires de l'opération sentinelle appartenant au 35e régiment d'infanterie de Belfort ont été fauchés par un véhicule à Levallois- Perret lors d'une attaque terroriste.
Le 9 août 2017, six militaires de l'opération sentinelle appartenant au 35e régiment d'infanterie de Belfort ont été fauchés par un véhicule à Levallois- Perret lors d'une attaque terroriste. — JEROME MARS/JDD/SIPA

Le 9 août 2017, six militaires sont blessés par une voiture à Levallois-Perret. Ce lundi, s'ouvre le procès d'Hamou Benlatreche, le conducteur du véhicule. Il est jugé pour «tentative d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste» devant une cour d'assises spéciale à Paris

Lors de son attaque, cet Algérien de 41 ans, en fauteuil roulant depuis les blessures par balles reçues lors de son interpellation, avait blessé six soldats de l'opération Sentinelle, dont trois sérieusement, en fonçant sur eux au volant de sa voiture devant leur local de Levallois-Perret, avant de prendre la fuite. Hamou Benlatreche a toujours soutenu qu'il avait été victime d'un malaise et perdu le contrôle de son véhicule, une ligne de défense qu'il reprendra lors du procès, a indiqué à l'AFP son avocate, Laeka Valimamode.

«Fauchés avec la lâcheté la plus extrême, de dos»

Mais pour l'accusation comme pour les parties civiles, les faits, survenus en pleine vague d'attentats djihadistes en France, portent bien la marque des attaques préconisées par le groupe Etat islamique. Deux expertises médicales ont par ailleurs jugé son explication non vraisemblable.

Les militaires blessés attendent que l'accusé «assume son acte», a déclaré leur avocat Me Laurent-Franck Lienard à l'AFP avant le début de l'audience. «Il a blessé plusieurs militaires, il a failli en tuer certains, [...] il faut que la justice soit intraitable». Selon lui, «la plupart ont quitté» l'armée aujourd'hui. «Ils ont été fauchés brutalement, avec la lâcheté la plus extrême, de dos. Ils n'ont pas pu répliquer et c'est ça le plus dur pour eux», a-t-il expliqué.

Le procès doit durer deux semaines.