Lyon : Vingt personnes, dont des notables grenoblois, jugées pour « traite d’êtres humains »

PROCES Un élu grenoblois et son épouse figurent parmi les 20 prévenus qui sont soupçonnés d’avoir alimenté un réseau d’immigration clandestine en exploitant illégalement de la main-d’œuvre ou en la renvoyant vers des passeurs

C.G.
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Le palais de justice de Lyon.
Le palais de justice de Lyon. — E. Frisullo / 20 Minutes

L’affaire avait éclaté en octobre 2019 lorsque les corps de deux jeunes Vietnamiennes avaient été découverts dans un camion frigorifique, près de Londres. Avec 35 autres victimes. Deux ans plus tard, vingt prévenus se retrouvent devant le tribunal correctionnel de Lyon. Ils seront jugés à compter de ce lundi pour « traite d’être humains » et « aide à l’entrée, à la circulation ou au séjour irrégulier d’un étranger en France, en bande organisée »,  révèle Le Dauphiné Libéré.

Tous sont soupçonnés d’avoir appartenu de près ou de loin à un vaste réseau d’immigration clandestine. Parmi eux, un élu de Grenoble et son épouse, ainsi que deux comptables. Certains sont soupçonnés d’avoir employé illégalement des clandestins dans des restaurants de l’agglomération grenobloise, sous couvert de faux titres de séjour, de les avoir exploités et hébergés dans des conditions indignes. D’autres sont suspectés de les avoir mis en relation avec des réseaux de passeurs afin de rejoindre l’Angleterre, d’avoir fourni la main-d’œuvre ou encore d’avoir produit les faux papiers.

La plupart encourent une peine de dix ans de prison.