Isère : Les deux jeunes soupçonnés d'avoir violé et brûlé une femme sont mis en examen

ENQUETE Une enquête est en cours pour viol et acte de torture, dans la nuit du 23 au 24 novembre à Voiron (Isère), à l’encontre d'une femme de 43 ans, toujours hospitalisée à Lyon

J.Lau.
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Une voiture de police (illustration).
Une voiture de police (illustration). — Alexandre Vella / 20 Minutes
  • Une femme de 43 ans a été violée et brûlée dans la nuit du 23 au 24 novembre à Voiron (Isère).
  • Deux jeunes de 18 et 20 ans ont été interpellés et placés en garde à vue mardi, dans le cadre d’une enquête pour viol et acte de torture.
  • Le parquet de Grenoble a indiqué jeudi soir que les deux suspects étaient mis en examen.

La femme de 43 ans, violée et brûlée dans la nuit du 23 au 24 novembre à Voiron (en  Isère) est toujours hospitalisée à Lyon. Elle devra bénéficier de « soins sur une très longue durée », a indiqué jeudi soir le parquet de Grenoble. Celui-ci a également fait le point sur l’enquête en cours pour viol et acte de torture. Deux hommes avaient été interpellés et placés en garde à vue mardi.

Les deux jeunes adultes, âgés de 18 et 20 ans, ont été présentés par le parquet de Grenoble à une juge d’instruction qui les a « mis en examen jeudi pour le crime de viol aggravé par les actes de torture ou de barbarie et le délit de vol en réunion sur personne vulnérable », comme l’explique le procureur adjoint de Grenoble, Boris Duffau. Les deux protagonistes ont été placés en détention provisoire.

Les deux jeunes avaient déjà été condamnés

Selon les premiers éléments de l’enquête de la police judiciaire, qui s’est notamment appuyée sur des analyses de vidéosurveillances, la victime a rencontré les deux jeunes hommes lors du premier confinement dans une supérette où ils achetaient de l’alcool. Ils se sont fréquentés régulièrement et auraient passé plusieurs soirées à consommer de l’alcool chez elle, « sans que celle-ci ne soit vraiment en mesure de s’y opposer compte tenu de son état de vulnérabilité liée à une pathologie psychiatrique », précise le parquet.

Le premier suspect, âgé de 18 ans a été condamné en décembre 2020 par le tribunal pour enfants pour des dégradations par moyen dangereux et pour extorsion. Le second (20 ans) a, lui, été condamné à une peine d’amende l’an passé pour rébellion et outrage. La victime a expliqué avoir passé la soirée du 23 novembre avec les deux mis en cause, qu’ils avaient bu de l’alcool et qu’ils avaient abusé sexuellement d’elle.

La victime aurait été aspergée de gel hydroalcoolique

D’après le témoignage de la victime, ils l’ont aspergée de gel hydroalcoolique, alors qu’elle sortait de sa douche, nue. Puis ils ont joué avec un briquet, ce qui a eu pour effet d’enflammer le liquide. Elle a également constaté le vol de son téléphone portable. En garde à vue, le plus jeune suspect a assuré avoir seulement dormi chez la victime et avoir constaté, à son réveil, qu’elle était en flamme.

Le téléphone de la victime a été retrouvé chez lui. Quant à l’homme de 20 ans, il a reconnu avoir « joué » en s’aspergeant avec du gel hydroalcoolique et utilisé un briquet, sans pour autant vouloir porter préjudice à la victime. L’enquête va se poursuivre afin de préciser le rôle de chacun.