Rennes : L’homme interpellé pour le meurtre d’une lycéenne il y a 27 ans a reconnu les faits

ENQUETE C’est son ADN relevé pour une affaire de violence conjugale qui l’a trahi

M.F avec AFP
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Les parents, les frères et la sœur de Nadège Desnoix avec son portrait en 2008
Les parents, les frères et la sœur de Nadège Desnoix avec son portrait en 2008 — CHAMUSSY/SIPA

Le meurtrier de Nadège Desnoix, 17 ans, enfin retrouvé, 27 ans après les faits. Un homme avait été arrêté mardi à Rennes après que la police a découvert que son ADN, relevé dans une affaire de violences conjugales, correspondait aussi à celui retrouvé sur les lieux du meurtre d’une lycéenne en 1994 à Château-Thierry, dans l' Aisne.

« Interpellé le 30 novembre en Ille-et-Vilaine où il travaille, l’individu a reconnu au cours de sa garde à vue qu’il était l’auteur de ce fait » a rapporté le procureur de la République de Soissons, Julien Morino-Ros, dans un communiqué de presse. « Présenté devant la magistrate instructrice, l’individu a fait des déclarations spontanées par lesquelles il a maintenu ses propos », ajoute le procureur. Cet homme de 55 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire.

Déjà condamné pour agression sexuelle sur mineure

En mai 1994, le corps lacéré de coups de couteau de Nadège avait été découvert au bord d’un chemin à proximité du lycée technique où elle était élève en classe de première. L’adolescente n’avait pas subi de violences sexuelles, selon l’autopsie réalisée après les faits. Domiciliée à une quinzaine de kilomètres de son lycée, elle avait pris un car très tôt le matin pour se rendre en cours.

A l’époque des faits, le mis en examen résidait en Seine-et-Marne, à une trentaine de kilomètres de Château-Thierry, souligne Julien Morino-Ros. Son profil génétique, récemment intégré au fichier national des empreintes génétiques à la suite d’une procédure pour violences conjugales, correspond à un profil ADN masculin prélevé sur la scène du crime.

Les nouvelles investigations se sont succédé dans l’enquête sur ce « cold case » depuis le début de l’année, de nouvelles réquisitions étant prises pour comparer cet ADN avec ceux des personnes fichées. Cet homme avait été condamné en 1997 à Meaux pour des faits d’agression sexuelle sur mineure puis en 2002, aux assises, pour des faits de viol commis en 2000, indique le communiqué du procureur.