Rennes : Vingt-neuf personnes condamnées à de la prison pour un vaste trafic de cocaïne

TRAFIC La drogue arrivait en provenance de la Guyane ou du Suriname, acheminée par avion par des mules

J.G. avec AFP
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La cité judiciaire de Rennes, qui abrite le tribunal de grande instance.
La cité judiciaire de Rennes, qui abrite le tribunal de grande instance. — C. Allain / 20 Minutes
  • Vingt-neuf personnes ont été condamnées jeudi à Rennes à de la prison ferme pour un vaste trafic de cocaïne.
  • La drogue arrivait en provenance de la Guyane ou du Suriname, acheminée par avion par des mules.
  • Pendant un an, entre trois et cinq kilos ont été acheminés de la sorte.

Ils étaient 29 sur le banc des accusés, jugés pour un vaste trafic de cocaïne entre la Guyane et la métropole. Tous ont été condamnés jeudi par le tribunal correctionnel de Rennes à des peines allant de deux à huit ans de prison. Ce procès, qui avait débuté le 15 novembre devant la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Rennes, a mis en lumière une filière de drogue avec des transporteurs, des logisticiens, des revendeurs, les têtes de réseau ainsi qu’un fournisseur surinamais, actuellement recherché. Sur les 29 prévenus, âgés de 23 à 56 ans, figuraient cinq femmes.

« C’est un peu excessif, on n’a pas pris en compte la particularité du trafic guyanais, qui n’est pas un trafic de quartier, car tout est fait de manière volontaire », a déclaré Maître Gwendoline Tenier, avocate d’un prévenu qui a écopé d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et qui souhaite faire appel. Maitre Kévin Descamps-Guezou, conseil d’un homme condamné à cinq années d’incarcération, a estimé qu’il s’agissait d’un « coup médiatique ». « Ils n’ont pas fait tomber un réseau incroyable ! C’est un échantillon de ce qu’il y a tous les jours et c’est ridicule par rapport à la dimension du trafic de cocaïne entre la Guyane et la France », a-t-il dit.

Entre trois et cinq kilos écoulés chaque semaine

Les mules, originaires principalement de Guyane et du Suriname, ingéraient jusqu’à 80 ovules ou les transportaient dans leurs sous-vêtements ou leurs chaussures. Arrivées en métropole, elles étaient récupérées « par un individu, à l’aéroport d’Orly, en gare de Rennes, ou dans les Hauts-de-France avant de venir remettre le produit en Ille-et-Vilaine », avait indiqué dans un communiqué le procureur de la République de Rennes, estimant la quantité transportée entre trois et cinq kilos hebdomadaires en un an.

Les suspects avaient été interpellés en janvier 2020 à Rennes, en Guyane et dans les Hauts-de-France, lors d’une opération qui avait mobilisé quelque 300 gendarmes. Les prévenus ont également été condamnés jeudi à payer une amende douanière totale de 1,8 million d’euros.