FC Nantes : Trois supporteurs jugés après les violences et dégradations au stade le soir du maintien

FOOTBALL Une cinquantaine de personnes avaient fait irruption dans les locaux de la Beaujoire fin mai à l'issue du barrage Nantes-Toulouse synonyme de maintien en Ligue 1. Trois suspects étaient jugés mercredi

F.B. avec AFP
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Le stade de la Beaujoire, ici la tribune Loire (illustration).
Le stade de la Beaujoire, ici la tribune Loire (illustration). — Loïc Venance/AFP

Six mois après le fameux match FC Nantes-Toulouse, à l’issue duquel un groupe de personnes avait commis des violences et dégradations à l’intérieur du stade de la Beaujoire, trois jeunes hommes étaient jugés mercredi par le tribunal judiciaire de Nantes. Le 30 mai dernier, plusieurs heures après ce match de barrage, synonyme de maintien en Ligue 1 pour les Canaris, une cinquantaine de personnes cagoulées avaient en effet fait irruption dans l’enceinte du stade avant de s’en prendre à un agent de sécurité et une serveuse, et de provoquer des dégâts matériels.

Jonathan O., 30 ans, Julien R., 31 ans, et Miles R., 22 ans, avaient été arrêtés un peu plus tard dans la soirée, aux abords du stade. « Trois prévenus pour une cinquantaine de personnes présentes, c’est à la fois habituel et problématique. On arrête ceux qui ne sont pas habillés comme il faut ou ceux qui courent moins vite », a affirmé Me Marie-Emmanuelle Beloncle, avocate de Julien R., poursuivi pour « dégradations commises en réunion » et pour avoir pénétré dans une enceinte sportive malgré une interdiction judiciaire.

Le cercueil déterré comme déclencheur

L’un des trois prévenus, fervent supporter du FCN et engagé contre Waldemar Kita, propriétaire et président du club depuis 2007, a expliqué avoir vécu comme un « acte de provocation » et un « manque de respect » le fait que des proches de la direction aient ce soir-là récupéré et ramené au stade le cercueil du « FC Kita ». Ce faux cercueil avait été solennellement mis en terre près du stade par un millier de supporteurs, une semaine avant les faits, en point d’orgue d’une saison de mobilisation contre la famille Kita. « Notre objectif était de récupérer le cercueil et de faire savoir notre mécontentement à la direction. Pas de commettre des violences », a affirmé à la barre Jonathan O., disant « regretter » le déroulé des faits.

Deux des trois prévenus étaient poursuivis pour des violences à l’encontre d’un agent de sécurité de la Beaujoire et d’une serveuse travaillant au bar du stade ce soir-là. L’avocat de Miles R. a remis en cause l’identification par la serveuse de son client sur des images de vidéo-surveillance, arguant que le jeune homme portait une cagoule et des vêtements « identiques à ceux de dizaines de supporters ». « On a quelques indices et on considère qu’on a des preuves », a regretté Me Aristote Toussaint à l’issue de l’audience.

La décision de justice a été mise en délibéré au 23 décembre.