Lyon : Les parents d'une collégienne traumatisée par «The Ring » déboutés par la justice

DECISION Les parents de l’adolescente réclamaient plus de 11.000 euros de dommages et intérêts à l’Etat pour le traumatisme subi par leur fille, après la diffusion du film en cours de français

C.G.
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La salle de classe d'un collège. Illustration.
La salle de classe d'un collège. Illustration. — Florence Durand - Sipa

Ils réclamaient à l’Etat une réparation de 11.342 euros en guise de dommages et intérêts pour le traumatisme subi par leur fille. A Lyon, les parents d’une collégienne, qui avaient saisi la justice après la diffusion en cours de français du film Le Cercle ( The Ring) ont été déboutés, apprend-on ce lundi du tribunal administratif.

« Contrairement à ce que soutiennent les parents », le film n’était pas interdit aux mineurs de moins de 16 ans. Seulement aux moins de 12 ans, rappelle-t-il. Soulignant que tous les élèves de cette classe de 4e « avaient alors en moyenne au moins 13 ans », le tribunal estime dans son jugement que la diffusion de ce film d’épouvante « n’était donc pas irrégulière ».

«Aucune faute» de l'Etat

« Elle a été réalisée dans le cadre des programmes prévoyant l’étude du thème du fantastique, et s’est accompagnée d’un travail d’analyse et de réflexion sur cette thématique ainsi que sur cette œuvre, argumente-t-il encore. Ainsi, au regard de la nature de l’œuvre, ce choix n’était pas en lui-même irrégulier. »

Enfin, il ajoute que l’enseignant n’avait pas été prévenu au préalable de « la sensibilité particulière » et de la « fragilité psychologique » de la collégienne en question. Sans se prononcer sur l’opportunité de ce choix pédagogique, le tribunal a rejeté la requête des parents, précisant qu'« aucune faute de nature à engager la responsabilité de l’Etat n’était caractérisée ».