Paris : Une « grande enquête » lancée après des plaintes en lien avec #Balancetonbar

SOCIETE La procureure de Paris, Laure Beccuau, a annoncé avoir lancé « une grande enquête » à la suite de neuf plaintes reçues par des victimes droguées au GHB

M.D
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Une discothèque. (Illustration)
Une discothèque. (Illustration) — Jeff Gilbert/Shutterstock/SIPA

Laure Beccuau, procureure de la République de Paris, a annoncé ce matin, sur RTL, avoir lancé « une grande enquête » suite à plusieurs plaintes déposées par des victimes de GHB, connue sous le nom de « drogue du violeur ». « Nous avons à l’heure actuelle neuf plaintes, a-t-elle dévoilé. Nous avons démarré ces enquêtes depuis le 8 novembre, donc c’est vraiment tout récent. » Des analyses toxicologiques des plaignantes sont en cours pour s’assurer de l’administration de cette drogue.

« Pour le moment, [l’enquête] est confiée aux commissariats de police compétents », a-t-elle ajouté, n’excluant pas que les services de police judiciaire soient saisis si le phénomène se développe. Le commissariat du 18e arrondissement est notamment saisi d’une enquête pour « plusieurs faits d’administration de substances nuisibles commis au mois d’octobre 2021 dans des bars situés dans les 9e, 18e et 19e arrondissements », a détaillé la procureure de la République de Paris.

Une hausse des saisies de GHB à Paris

Depuis l’apparition du hashtag « Balancetonbar », de nombreuses personnes, surtout des femmes, témoignent de ce phénomène qui serait en augmentation. « Sans conclure qu’il y a davantage d’usages malveillants de ces substances, on peut noter une augmentation du volume de saisie de GHB à Paris », informe la préfecture de police de Paris.

Vendredi dernier, le collectif Héro.ïnes95 a lancé un mouvement de boycott des bars et boîtes de nuit afin d’appeler les patrons de ces établissements à prendre leurs responsabilités. Un mouvement voué à être reconduit si la situation n’évolue pas.