Coronavirus à Marseille : Jusqu’à cinq ans de prison ferme pour des fraudes au chômage partiel

« Quoi qu'il en coûte » Deux individus et une personne morale étaient jugés pour avoir perçu des aides de l’Etat sur la base de fausses déclarations de chômage partiel

Alexandre Vella
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Ces sommes étaient ensuite transférées pour être blanchis sur des comptes en France, en Allemagne, en Belgique et au Maroc.
Ces sommes étaient ensuite transférées pour être blanchis sur des comptes en France, en Allemagne, en Belgique et au Maroc. — Succo / Pixabay

Ils avaient cru flairer l’escroquerie facile. Trois prévenus, dont une personne morale, ont été jugés ce lundi par le tribunal correctionnel de Marseille pour des fraudes au chômage partiel, le dispositif activé par l’Etat français lors de la première vague de Covid-19 en France.

Le premier d’entre eux, déjà en détention provisoire depuis un an, a été condamné à cinq ans de prison ferme, a indiqué ce mardi Dominique Laurens, la procureure de la République de Marseille. Le second a écopé de six mois ferme, peine aménagée en détention à domicile.

Des sommes transférées en Allemagne, Belgique et Maroc

Leur escroquerie leur a permis de « générer d’importants bénéfices de plusieurs centaines de milliers d’euros », note le parquet. Ces sommes étaient ensuite transférées pour être blanchis sur des comptes en France, en Allemagne, en Belgique et au Maroc. Un véhicule et 135.000 euros ont été confisqués, et des fonds avaient été saisis en urgence sur un compte bancaire belge.

En septembre 2020, l’Etat avait évalué à 225 millions d'euros les sommes détournées de cette mesure sans précédent de soutien à l’économie, et annoncé en avoir récupéré la moitié.