Marseille : Le nombre de places de travail d'intérêt général largement insuffisant, selon des responsables judiciaires

PEINES Des responsables judiciaires et pénitentiaires ont réclamé le doublement du nombre de places dédiées aux travaux d’intérêt général à Marseille

20 Minutes avec AFP
Le tribunal de Marseille
Le tribunal de Marseille — Alexandre Vella / 20 Minutes

Des peines qui sont capitales dans le fonctionnement de la justice mais qui, à Marseille, deviennent compliquées à appliquer. Dans la cité phocéenne, des responsables judiciaires et pénitentiaires réclament une hausse ​significative du nombre de places pour accueillir des personnes condamnées à des travaux d’intérêt général, dits aussi TIG.

Créés en 1983, les « TIG » sont la troisième peine dans l’échelle des sanctions après la prison et la détention sous bracelet électronique, en fonction de la nature et de la gravité du délit. Les personnes effectuent un nombre d’heures de travail dans des collectivités mais aussi à l’hôpital ou dans des entreprises d’économie sociale et solidaire aidant les plus démunis.

Une centaine de places seulement

« Elle nécessite le consentement du condamné car en France, il n’y a pas de travaux forcés », a insisté Olivier Leurent, président du tribunal judiciaire de Marseille, le troisième de France après Paris et Bobigny. « C’est une peine qui inclut plus qu’elle n’exclut », a souligné le directeur interrégional des services pénitentiaires de Marseille Thierry Alves, en rappelant que pour des gens éloignés du travail, elle permet de reprendre des réflexes professionnels.

A Marseille, « il faut doubler, tripler, quadrupler le nombre de postes de TIG », a-t-il plaidé. La deuxième ville française ne compte qu’une centaine de places alors qu’environ 360 peines de ce type doivent être exécutées, selon Olivier Leurent.