Procès Benalla : L'ex-chargé de mission de l'Elysée va faire appel de sa condamnation

VIOLENCES Alexandre Benalla a été condamné à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique

Marion Pignot
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Alexandre Benalla au tribunal de Paris, le 19 février 2019.
Alexandre Benalla au tribunal de Paris, le 19 février 2019. — Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP

L’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla va faire appel de sa condamnation vendredi à trois ans de prison, dont un an ferme sous bracelet électronique, pour des violences commises lors la manifestation du 1er mai 2018, a annoncé son avocate sur BFMTV. « Alexandre Benalla va évidemment interjeter appel de ce jugement, dont nous sommes en train de prendre connaissance », a déclaré Me Jacqueline Laffont.

L’ex-chargé de mission de l’Elysée Alexandre Benalla a été condamné vendredi à trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme sous bracelet électronique, notamment pour des violences commises lors la manifestation du 1er mai 2018 dont les images avaient déclenché un scandale politique retentissant.

Un «comportement inadmissible et insupportable »

Plus de trois ans après le «Benallagate», le tribunal a sanctionné le «comportement inadmissible et insupportable au corps social, jetant l’opprobre sur la fonction de policier» de l’ancien proche collaborateur du chef de l’Etat. «Vous avez été investi d’un certain pouvoir, réel au regard de vos fonctions, supposé du fait de votre proximité avec le président de la République. Vous avez trahi la confiance qui vous a été faite par cette nomination», a lancé la présidente Isabelle Prévost-Desprez au prévenu, debout à la barre.

Aujourd'hui âgé de 30 ans et reconverti dans le privé, Alexandre Benalla a protesté de son innocence lors du procès en septembre. «Alexandre Benalla va évidemment interjeter appel de ce jugement, a également déclaré Me Jacqueline Laffont. Je tiens à dire aussi que nous avons été particulièrement choqués (...) par la sévérité inouïe de la peine, qui est en totale disproportion avec les faits en cause et par la violence inutile des termes du délibéré.»

L'ancien membre du cabinet présidentiel a vu sa peine assortie d'une amende de 500 euros, d'une interdiction de fonction publique pendant cinq ans et de port d'arme pendant dix ans, avec confiscation de celles qu'il possède. Il reste visé par trois enquêtes préliminaires, autour d'un contrat signé avec un oligarque russe, sur la disparition de ses coffre-forts ainsi que pour des soupçons de faux témoignage.