Clermont-Ferrand : L’ex-gérant d’un zoo condamné pour mauvais traitements et trafic d’animaux

PROCES L'ancien propriétaire du zoo de Bouy a écopé de 18 mois de prison avec sursis

20 Minutes avec agence
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Le prévenu a été reconnu coupable de mauvais traitements sur les animaux.
Le prévenu a été reconnu coupable de mauvais traitements sur les animaux. — Katerina Sulova/AP/SIPA

L’ancien propriétaire du zoo de Bouy, dans le Puy-de-Dôme, a été condamné par le tribunal correctionnel de Clermont-Ferrand, ce jeudi. Il a été reconnu coupable de mauvais traitements, de trafic et d’exploitation irrégulière d’animaux, rapporte France Bleu Pays d'Auvergne. Il écope de 18 mois de prison avec deux ans de sursis probatoire. L’homme devra également verser 1.000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles : 30 millions d’amis, la fondation Brigitte Bardot, l’association Stéphane Lamart et la fondation Assistance aux animaux.

L’affaire, qui remonte à 2015, avait mis en lumière les conditions dans lesquelles vivaient les animaux du parc. Malnutrition, équipements non adaptés, bêtes attaquées par des congénères… « La mortalité des animaux a doublé quand vous avez repris le site », a déclaré la présidente au cours de l’audience, indique la radio. « Nous ne sommes pas loin d’actes de cruauté envers des animaux », a estimé pour sa part le procureur de la République.

Une peine pas assez lourde pour les associations

« On aurait bien aimé de la prison ferme, que le tribunal envoie un message fort, surtout pour quelqu’un déjà condamné en 2012 pour des faits similaires, on ne peut pas gérer un zoo n’importe comment », a réagi à l’issue du verdict l’avocate de la Fondation Brigitte Bardot.

Le quinquagénaire a également reçu l’interdiction définitive de détenir des animaux et d’une interdiction d’exercer avec des animaux pendant cinq ans.