Seine-Saint-Denis : Deux hommes condamnés à un an de prison ferme pour l’agression de policiers

SANCTION Les deux motards des forces de l’ordre avaient été agressés lors d’un contrôle routier à Aulnay-sous-Bois

G. N. avec AFP
— 
Le 23 octobre, à Bobigny (Seine-Saint-Denis). La façade du palais de justice de Bobigny.
Le 23 octobre, à Bobigny (Seine-Saint-Denis). La façade du palais de justice de Bobigny. — Clément Follain / 20 Minutes

Le tribunal de Bobigny a condamné mercredi deux hommes à deux ans de prison, dont un avec sursis, pour l’agression de deux policiers en janvier à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Les deux hommes, qui n’étaient pas présents pour le délibéré, ont été notamment déclarés coupables de violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique ayant entraîné une interruption totale de travail (ITT) supérieure à huit jours.

Lors de l’audience, le 22 septembre, le parquet avait requis à leur encontre dix-huit mois de prison ferme avec mandat de dépôt, ainsi que six mois assortis du sursis probatoire. Le 3 janvier, deux motards au sein de la CSI (compagnie de sécurisation et d’intervention) avaient été agressés par une quinzaine de personnes après un contrôle routier dans une cité d’Aulnay-sous-Bois. Des images de vidéo amateur diffusées sur les réseaux sociaux montraient les deux policiers, dont l’un à terre, aux prises avec un individu pendant que deux autres hommes leur assénaient des coups de pied.

Près de trois mois d’ITT

« Nous sommes très satisfaits de la déclaration de culpabilité qui montre que la parole des policiers a encore une valeur », a déclaré à l’AFP Me Ariane Mineur, avocate d’une des deux victimes, qui a eu près de trois mois d’ITT à la suite de cette agression.

Les CSI sont des services de police qui participent à la sécurisation des quartiers difficiles et à des missions de maintien de l’ordre. La compagnie de Seine-Saint-Denis est visée par une quinzaine d’enquêtes pour vol, violences, détention de drogue et faux en écriture publique. Quatre de ses agents ont été mis en examen en juillet 2020, ce qui avait conduit le préfet Didier Lallement à annoncer la « dissolution » de la compagnie. L'unité a finalement été réorganisée et placée sous l’autorité de la CSI de Paris.