Nîmes : Des légionnaires soupçonnés de diriger un réseau de prostitution mis en examen

ENQUETE Tous originaires d’Europe de l’Est, ils faisaient venir des filles de ces pays et organisaient ensuite toute la gestion du réseau

M.F avec AFP
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Des légionnaires du régiment de Nîmes accusés de proxénétisme ont été mis en examen. (Illsutration)
Des légionnaires du régiment de Nîmes accusés de proxénétisme ont été mis en examen. (Illsutration) — BONY/SIPA

Au moins six légionnaires ont été présentés à un juge de la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (JIRS) ce vendredi. Actuellement en activité au sein du régiment de Nîmes où y étant passés au cours de leur carrière, ces militaires ont été mis en examen pour proxénétisme aggravé, traite d’êtres humains, blanchiment et association de malfaiteurs en vue de commettre un crime, a indiqué Eric Maurel, le procureur de la République de Nîmes, confirmant une information du journal Midi libre.

Tous sont originaires des pays de l’Europe de l’Est. Ils avaient été arrêtés mardi dernier à Nîmes et dans les Bouches-du-Rhône par les policiers du Raid et de L’office central de lutte contre la traite des êtres humains (OCRTEH). Leur enquête a commencé en novembre après le contrôle d’une prostituée ukrainienne par des douaniers de Saint-Nazaire. Cette dernière, en possession d’une quantité importante de préservatifs et d’argent, a assuré aux enquêteurs faire partie d’un réseau dirigé depuis Nîmes.

Une information confirmée par l’enquête confiée à la JIRS, qui aurait découvert un réseau de prostitution d’ampleur nationale. Selon eux, les légionnaires faisaient venir des jeunes femmes originaires des Pays de l’Est, géraient la location d’appartements, la diffusion d’annonces sur Internet et auraient même recruté des standardistes pour prendre les rendez-vous des clients.