Besançon : Le mari d’une ancienne assistante maternelle soupçonné de viols sur mineurs, un « appel à victimes » lancé

ENQUETE L’homme est susceptible d’avoir commis des faits de viols et agressions sexuelles entre les années 1970 et 2020

M.F avec AFP
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Une voiture de police (illustration)
Une voiture de police (illustration) — Alexandre Vella / 20 Minutes

Combien de victimes ? Le mari d’une ancienne assistante maternelle du secteur de Besançon a été mis en examen pour six faits de viols et agressions sexuelles sur des fillettes. Cependant, « cet individu est susceptible d’avoir commis des faits en très grand nombre » entre les années 1970 et 2020, a précisé le procureur de Besançon, Etienne Manteaux, lors d’une conférence de presse. Les enquêteurs de la brigade de gendarmerie de Besançon-Tarragnoz ont donc lancé un « appel à témoins et ou à victimes » pour tenter d’identifier d’éventuelles autres victimes

Une information judiciaire avait été ouverte pour viols et agressions sexuelles en début d’année après qu’une jeune collégienne avait révélé avoir été victime d’agressions sexuelles chez sa nounou, mettant en cause le mari de celle-ci. Quatre autres femmes et jeunes femmes qui avaient été gardées par cette dame, ainsi que la petite fille du couple, ont également dénoncé des faits similaires.

Certains faits prescrits

Le mari de l’assistante maternelle, un chauffeur routier à la retraite âgé de 74 ans, a été mis en examen et écroué en août suite aux plaintes de ces six victimes présumées. Mais après un article publié dans le quotidien L’Est Républicain sur cette affaire, une femme de 56 ans a affirmé avoir subi les mêmes agissements en 1973. « Cela laisse à penser qu’il y a peut-être beaucoup, beaucoup d’autres victimes », a souligné le procureur.

« Pour cette dame, les faits sont prescrits mais ça n’empêche pas de diligenter une enquête et c’est tout à fait utile que des victimes anciennes se manifestent pour comprendre l’ampleur des faits », a ajouté Etienne Manteaux.

L’assistante maternelle est décédée

Cet homme était domicilié dans le quartier Montrapon de Besançon avec sa femme assistante maternelle, avant de déménager en 1978 à Saône, une ville de l’agglomération bisontine. L’assistante maternelle est décédée début mai 2021 d’un cancer. Elle n’a pas pu être entendue sur les faits.

« Il est reproché au mis en cause des agressions sexuelles et viols sur des mineurs âgés entre 5 et 12 ans essentiellement, de sexe féminin », précise les gendarmes qui peuvent être contactés au 03.81.81.32.23 ou par mail (cob.besancon-tarragnoz@gendarmerie.interieur.gouv.fr).