Trafic de pass sanitaire à Toulouse : Deux mises en examen et 14 soignants entendus par la police

ENQUETE Des pass sanitaires auraient été délivré contre de l’argent à des soignants non vaccinés

M.F avec AFP
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Illustration d'un pass sanitaire
Illustration d'un pass sanitaire — FRANCOIS GREUEZ/SIPA

L’enquête se poursuit à Toulouse dans l’affaire de fraude au pass sanitaire. Vendredi soir, les deux principaux mis en cause ont été mis en examen, a-t-on appris auprès du parquet. Agés de 19 ans, ils sont soupçonnés d’avoir organisé un trafic de « vrai-faux » pass sanitaires depuis un centre de vaccination situé à Muret, près de Toulouse, notamment au bénéfice de professionnels du secteur médical soumis à une obligation vaccinale.

Le parquet avait requis un placement en détention provisoire, mais ils ont finalement été laissés libre sous contrôle judiciaire, a indiqué le procureur de la République de Toulouse , Samuel Vuelta Simon.

Des faux pass vendus entre 100 et 380 euros

Outre ces deux protagonistes, 14 professionnels de santé ont été entendus par les enquêteurs de la Brigade de recherches de la gendarmerie de Muret et feront l’objet de poursuites ultérieures par le parquet de Toulouse. « Une attention particulière sera donnée à ceux qui ont contourné l’obligation vaccinale en raison de leur emploi dans le secteur de la santé », souligne le procureur de la République dans un communiqué de presse.

Ces professionnels travaillent « dans des établissements de la région Occitanie » et sont aides soignantes, employés d’Ehpad, kinésithérapeute, préparatrice en pharmacie, dirigeants d’entreprise spécialisée dans la désinfection Covid, ou encore des personnels de sécurité en milieu hospitalier, précise encore M. Vuelta Simon.

L’enquête a permis d’établir qu’au moins 140 personnes ont bénéficié de ces faux pass vendus entre 100 et 380 à des personnes de l’entourage des organisateurs de la fraude, ou commercialisé via le réseau Snapchat. C’est le personnel du centre de vaccination de Muret, à une vingtaine de kilomètres au sud de Toulouse, qui constatant « des anomalies d’enregistrement relatives aux patients vaccinés » a pu dénoncer la fraude.