Vaucluse : L'homme suspecté d'avoir décapité son grand-père hospitalisé en psychiatrie

ENQUÊTE Son état mental n’est pas compatible avec une mesure de garde à vue, a indiqué le procureur

20 Minutes avec AFP
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Illustration d'un hôpital psychiatrique
Illustration d'un hôpital psychiatrique — LANCELOT FREDERIC/SIPA
  • Ce mercredi, un homme a été retrouvé décapité et éviscéré à son domicile à Bollène.
  • Le soir même, après une journée de recherches, les gendarmes interpellaient un homme de 37 ans, le petit-fils de la victime.
  • Il a été interné, son état n’étant pas compatible avec une mesure de garde à vue.

L’homme de 37 ans suspecté d'avoir décapité son grand-père de 85 ans dans le Vaucluse faisait l’objet d’un suivi psychiatrique de longue date et a été interné après son interpellation, a indiqué jeudi le procureur de Carpentras lors d’une conférence de presse.

Hospitalisé à l’hôpital psychiatrique

L’état de santé mentale du suspect « n’était pas compatible avec une mesure de garde à vue », a précisé le procureur, Pierre Gagnoud. Mercredi, après une interpellation « sans encombre », « il a été hospitalisé à l’ hôpital psychiatrique de Monfavet (Avignon), sous bonne garde », a-t-il ajouté.

Le procureur n’a pas donné d’indications sur les raisons qui ont poussé cet homme, dont l’identité n’a pas été dévoilée, à tuer son grand-père à Bollène (Vaucluse), à le décapiter et à lui infliger de très importantes lésions thoraciques.

Mais il a dressé un premier portrait-robot du suspect, interpellé peu avant minuit à Saint-Paul-Trois-Châteaux, dans la Drôme, à « deux kilomètres de l’endroit où se sont produits les faits ».

Torse nu et pieds nus, « hagard », l’homme venait de frapper à la fenêtre d’un couple pour demander à boire et à manger, ce qui avait permis aux forces de l’ordre, déployées en force, de l’interpeller rapidement. Il n’était pas armé et n’a pas opposé de résistance, a dit le procureur, selon qui l’homme avait pu « se cacher » plusieurs heures dans cette zone proche du village troglodyte de Barry.

Son grand-père était l’un de ses soutiens psychologiques

« Les premiers éléments de l’enquête semblent établir que l’individu faisait l’objet d’un suivi psychiatrique depuis de nombreuses années », avec plusieurs internements d’office, ainsi qu’un suivi à domicile, a expliqué M. Gagnoud.

« L’information judiciaire qui sera ouverte devra retracer la chronologie de ses soins sur les dernières années, pour mesurer le degré de responsabilité au moment des faits », a-t-il ajouté.

L’homme, dont le grand-père était un « soutien », n’avait pas de casier judiciaire mais plusieurs procédures attestent d’un « usage de produits stupéfiants », a aussi indiqué le procureur de Carpentras, qui avait dès mercredi soir écarté la piste terroriste.

« On en saura plus après l’autopsie sur le type d’ustensile, d’arme, utilisés pour ôter la vie à la victime, mais aussi pour s’acharner sur elle dans les conditions évoquées », a-t-il par ailleurs indiqué.