Draguignan : Peines de prison pour de fausses analyses de sang présentées à des juges

PROCES Pour contrefaire les résultats d’examens, la mise en cause a utilisé une application de traitement de texte

20 Minutes avec agence
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Le sursis de l'un des trois mis en causes a été révoqué à l'issue du procès.
Le sursis de l'un des trois mis en causes a été révoqué à l'issue du procès. — E. Frisullo / 20 Minutes

Le tribunal correctionnel de Draguignan (Var) jugeait ce mercredi une femme de Pignans et deux de ses amis, rapporte Var-Matin. La mise en cause était accusée d’avoir fabriqué entre septembre 2019 et avril 2021 un total de 13 faux résultats d’analyses sanguines.

Elle voulait ainsi permettre à ses camarades de cacher leur alcoolisme et leur consommation de cocaïne au Service Pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip) et au juge d’application des peines.

Huit mois de prison

À l’audience, les deux hommes ont fait le récit de leurs addictions. « A Pignans, il n’y a rien à faire, à part aller au bar », a assuré l’un d’eux. Connaissant leur situation, la prévenue leur avait proposé de faire des faux. « Sur le téléphone portable, il y a une application de traitement de texte qui permet de le faire », a-t-elle expliqué.

Après vérification auprès du laboratoire mentionné sur les documents truqués, le juge d’application des peines a cependant découvert la supercherie. « Ma cliente n’a pas réfléchi aux conséquences judiciaires de ses actes », a plaidé son avocate. La mise en cause a finalement été condamnée à huit mois de prison avec sursis. Ses deux amis ont quant à eux chacun écopé de huit mois de prison ferme, avec sursis révoqué pour l’un d’eux.