Pancarte antisémite à Metz : L'enseignante condamnée pour « provocation à la haine raciale »

ENQUETE Elle a écopé de six mois de prison avec sursis

T.G. avec AFP
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Des messages de soutien à Cassandre Fristot sont déjà apparus pendant des manifestations.
Des messages de soutien à Cassandre Fristot sont déjà apparus pendant des manifestations. — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

L’affaire avait suscité un tollé. Le 7 août à Metz, Cassandre Fristot, enseignante et ex-membre du Front National avait fièrement brandi une pancarte antisémite lors d’une manifestation contre le pass sanitaire. Coiffée d’un béret, elle avait été interpellée et placée en garde à vue dans la foulée.

Plus de trois mois plus tard, elle a été condamnée mercredi à six mois de prison avec sursis pour « provocation à la haine raciale » par le tribunal correctionnel de la capitale mosellane. Le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité contre l’ancienne candidate du FN, qui ne s’était pas déplacée à l’audience le 8 septembre et n’était pas non plus présente mercredi.

Suspendue provisoirement par l’Education nationale

La jeune femme, professeure d’allemand remplaçante, a été suspendue par l’Education nationale, « provisoirement » selon ses avocats. Elle encourait jusqu’à un an de prison et 45.000 euros d’amende.

Les avocats des 13 parties civiles avaient tous insisté sur le fait que la pancarte brandie le 7 août portait « les stigmates profonds de l’antisémitisme » et les « codes du complotisme », comme l’avait souligné Me David-Olivier Kaminski, avocat du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Ces affirmations avaient été contestées par les avocats de la défense, qui avaient nié tout antisémitisme de la part de leur cliente.