Nice : Pas de diffamation de Christian Estrosi envers Philippe Vardon, confirme la Cour de cassation

DECISION Le maire de Nice avait qualifié l’élu municipal RN « d’héritier de Goebbels » en 2017

20 Minutes avec AFP
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Le maire de Nice, Christian Estrosi.
Le maire de Nice, Christian Estrosi. — LAURENT VU/SIPA
  • En mars 2017, alors président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christian Estrosi avait qualifié son opposant du FN Philippe Vardon, « d’héritier de Goebbels », le chef de la propagande du régime nazi, en plein conseil régional.
  • En première instance, le maire de Nice avait été relaxé du chef d’injure pour la comparaison avec Joseph Goebbels, mais avait été déclaré coupable des faits de diffamation pour avoir attribué des saluts nazis à l’ancien responsable identitaire.
  • Ce mardi, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi du membre du bureau du Rassemblement national et a confirmé la décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence qui avait relaxé le maire de Nice de ces faits de diffamation.

La Cour de cassation a confirmé mardi la décision de la cour d’appel d’Aix-en-Provence qui avait relaxé le maire de Nice (ex-LR) Christian Estrosi du chef de diffamation envers l’élu local et régional du Rassemblement nationalPhilippe Vardon.

En mars 2017, alors président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christian Estrosi s’en était vivement pris, en séance plénière du conseil régional, à son opposant du FN Philippe Vardon, le qualifiant « d’héritier de Goebbels », le chef de la propagande du régime nazi. Il avait aussi attribué à l’élu des « saluts nazis ».

Christian Estrosi relaxé en première instance

La Cour de cassation a rejeté le pourvoi du membre du bureau du Rassemblement national, estimant que « si Christian Estrosi a exagéré le rôle de Philippe Vardon en lui attribuant des saluts nazis ». Elle a indiqué que cette « exagération (…) n’excède pas ce que permet le débat démocratique lorsqu’il s’agit à l’occasion d’élections, d’informer les élus et le public du passé politique de ceux qui se présentent au suffrage ».

Philippe Vardon, conseiller régional Paca et responsable de la section Front National de Nice.
Philippe Vardon, conseiller régional Paca et responsable de la section Front National de Nice. - Alain ROBERT/Apercu/SIPA

En première instance, le maire de Nice avait été relaxé du chef d’injure pour la comparaison avec Joseph Goebbels, mais avait été déclaré coupable des faits de diffamation pour avoir attribué des saluts nazis à l’ancien responsable identitaire. En octobre 2019, la cour d’appel d’Aix-en-Provence l’avait relaxé de ces faits de diffamation. Le parquet n’ayant pas fait appel de la relaxe pour injure publique, le tribunal avait retenu la faute civile concernant l’injure et la cour d’appel avait cependant condamné Christian Estrosi à 2.000 euros de dommages et intérêts.