Lyon : La Ville et l'Etat assignés en justice pour dénoncer leurs manquements dans la lutte contre les rodéos

AUDIENCE Plusieurs centaines de requérants réunis au sein de deux collectifs avaient lancé une action en justice, il y a deux ans, pour dénoncer le manque de moyens mis en place pour lutter contre les rodéos urbains

Caroline Girardon
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La mairie de Lyon et l'Etat sont assignés le 10 novembre en justice par deux collectifs de riverains, excédés par les nuisances (image d'illustration)
La mairie de Lyon et l'Etat sont assignés le 10 novembre en justice par deux collectifs de riverains, excédés par les nuisances (image d'illustration) — PHILIPPE HUGUEN / AFP

La ville de Lyon et l’Etat ont-ils failli dans leurs missions qui consistent à protéger la population ? Les moyens déployés pour lutter contre les rodéos en centre-ville ont-ils été à la hauteur ? Et suffisamment efficaces pour maintenir la tranquillité publique ? Il appartient désormais au tribunal administratif de Lyon de répondre à ces questions.

500 riverains réunis au sein de deux collectifs de riverains, « Lyon en colère » et « Presqu’île en colère » ont attaqué le maire de Lyon et le préfet du Rhône en justice, il y a désormais deux ans. Une audience a été fixée au mercredi 10 novembre devant le tribunal administratif, apprend-on auprès de leur avocat, Edouard Raffin.

« Faillite de l’Etat »

« Nous soutenons que ces autorités de police sont fautives car elles ont manqué à leurs obligations en tardant à prendre des mesures et/ou en ne prenant pas toutes les mesures utiles de nature à prévenir sérieusement les nuisances des rodéos urbains sur la presqu’île et les troubles à l’insécurité et la tranquillité publique dans plusieurs autres quartiers de Lyon et Villeurbanne », indique l'avocat dans un communiqué, pointant ainsi « le manque d’équipages de police disponibles » pour patrouiller ou contrôler les fauteurs de troubles.

Evoquant plus généralement une « faillite de l’Etat », l’avocat avait engagé deux procédures en 2019. La première contre la mairie de Lyon et la seconde contre le préfet du Rhône. Le tribunal a décidé de joindre les deux lors de la même audience. « Cette audience permettra de témoigner de l’état explosif des 500 requérants usés par ces troubles devenus trop fréquents », appuie Edouard Raffin.