Seine-Maritime et Seine-Saint-Denis : Onze personnes mises en examen dans l’enquête sur un trafic de stupéfiants

DROGUE DIx-neuf personnes avaient été interpellées au total avant le week-end, dont la maire PS de Canteleu

20 Minutes avec AFP
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Arreté dans le cadre d'une enquête sur un trafic de drogue en Seine-Maritime, Mélanie Boulanger avait estimé que son placement en garde à vue n'était "pas justifié" et avait martelé n'avoir "aucun lien" avec les trafiquants.
Arreté dans le cadre d'une enquête sur un trafic de drogue en Seine-Maritime, Mélanie Boulanger avait estimé que son placement en garde à vue n'était "pas justifié" et avait martelé n'avoir "aucun lien" avec les trafiquants. — SICCOLI PATRICK/SIPA

C’est un vaste coup de filet qui a été mené en Seine-Maritime et Seine-Saint-Denis dans le cadre d’une information judiciaire pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs. Ouverte en septembre 2019 et menée par un juge de Bobigny elle a conduit vendredi à dix-neuf arrestations dont la maire PS et d’un de ses adjoints de la commune de Canteleu, en périphérie de Rouen. Onze personnes au total ont été mises en examen par le juge d’instruction, a annoncé mercredi le parquet de Bobigny.

Comme six autres personnes, les deux élus ont vu leur garde à vue levée au cours du week-end. « Il appartiendra au juge d’instruction d’apprécier les suites à donner concernant ces personnes au regard des éléments recueillis dans le cadre de l’information judiciaire », indique dans un communiqué de presse Eric Mathais, procureur de la République de Bobigny.

La maire dit n’avoir « aucun lien » avec les trafiquants

Lors d’une conférence de presse lundi, la maire de Canteleu Mélanie Boulanger avait estimé que son placement en garde à vue n’était « pas justifié » et avait martelé n’avoir « aucun lien » avec les trafiquants de drogues de sa ville de 15.000 habitants. Les onze mis en examen l’ont généralement été de chefs d’association de malfaiteurs et liés au trafic de drogues, selon le procureur. Ils ont en majorité été placés en détention provisoire. Huit d’entre eux sont domiciliés en Normandie et trois en région parisienne.

Dans un premier communiqué publié vendredi, Eric Mathais avait annoncé que les perquisitions avaient « permis de saisir 15 kg d’héroïne, 25 kg de produit de coupe, des armes à feu et la somme de 375.000 euros ». Lundi, le véhicule d’une équipe de M6 venue faire un reportage à Canteleu sur cette enquête a été violemment attaqué à coups de barre de fer et de projectiles alors que les journalistes se trouvaient à l’intérieur. Une plainte a été déposée.