Meaux : Un père et sa fille condamnés pour une vaste escroquerie organisée par la « Madoff briarde »

ARNAQUE La principale suspecte est décédée avant l’audience et aurait soutiré plus de 3 millions d’euros à une soixantaine de victimes

20 Minutes avec agence
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Le mari et la fille de la suspecte ont comparu devant le tribunal de Meaux.
Le mari et la fille de la suspecte ont comparu devant le tribunal de Meaux. — SYSPEO/SIPA

On la surnommait la « Madoff briarde », du nom de l'escroc américain condamné en 2009. Mardi le tribunal correctionnel de Meaux ( Seine-et-Marne) a rendu sa décision dans l'affaire d'une vaste escroquerie orchestrée par une habitante de Marles-en-Brie, rapporte Le Parisien. Préjudice estimé : 3,3 millions d’euros.

La principale accusée étant décédée avant le procès, seuls son mari et sa fille ont été condamnés à des peines respectives de trois et un an de prison. Ils devront également rembourser les sommes escroquées aux victimes. Lors de l’audience qui s’est déroulée le 14 septembre, les deux accusés n’ont pas souhaité s’exprimer. Par la voix de son avocate, la jeune femme a annoncé sa volonté de faire appel de cette décision.

Plus d’une soixante de victimes

C’est entre 2010 et 2015 que la « Madoff briarde » aurait monté cette vaste escroquerie, connue sous le nom de pyramide de Ponzi. Il s’agit d’un montage financier frauduleux consistant à rembourser les premiers clients avec les sommes apportées par les nouveaux entrants dans la chaîne. Un système qui s’effondre une fois que les sommes pour rembourser les clients s’avèrent insuffisantes.

Parmi les victimes, se trouvait notamment l’ancien gynécologue de la principale suspecte, auquel elle aurait escroqué plus de 400.000 euros. Ce dernier lui faisait une confiance totale, selon son témoignage à l’audience. En tout, une soixantaine de personnes sont tombées dans le panneau de celle qui se présentait comme une tradeuse et leur promettait des gains mirobolants. Des victimes qui, en l’absence de la principale accusée, sont reparties sans réponse du tribunal.