Saint-Paul-de-Vence : Jean-Pierre Camilla est bien le maire du village, tranche le conseil d'Etat

SUFFRAGES CONTESTES En octobre 2020, le tribunal administratif de Nice avait annulé le scrutin remporté avec huit voix de plus

F.B. avec AFP
Des bulletins de vote dans une urne (Illustration)
Des bulletins de vote dans une urne (Illustration) — PASCAL GUYOT / AFP

Remportée pour seulement huit voix et annulée il y a un an par la justice, l’élection municipale de Saint-Paul-de-Vence a finalement été validée ce lundi par le conseil d’Etat. En juin 2020, ​Jean-Pierre Camilla, le premier adjoint sans étiquette du maire sortant, l’avait emporté avec 780 voix, contre 772 à sa rivale Corinne Paolini.

Cette dernière avait saisi le tribunal administratif de Nice qui avait considéré que « dix suffrages irrégulièrement exprimés (devaient) être déduits de la liste arrivée en tête ».

Arrivée deuxième au premier tour, Corinne Paolini (sans étiquette) avait fusionné sa liste avec deux autres pour le second, mais avait été finalement battue.

« Seuls deux émargements » en question

Le conseil d’Etat a estimé que « seuls deux émargements » parmi les dix retenus par le tribunal administratif « ne peuvent être regardés comme attestant du vote des électeurs concernés ». Selon ce juge suprême en matière administrative, le nombre d’infractions est donc trop faible pour avoir altéré la sincérité du scrutin. « Après cette longue bataille, c’est un véritable soulagement », a réagi ​Jean-Pierre Camilla.

Lors de l’élection, les candidats avaient notamment fait campagne sur le thème du tourisme, activité qui fait vivre ce village-musée de 3.500 habitants autant qu’elle y fait débat. Chaque année, 1,5 à 2 millions de touristes viennent flâner à Saint-Paul-de-Vence, dont la renommée mondiale a été façonnée par Picasso, Miro, Calder ou Chagall.