Alsace : Un pompier anti-pass sanitaire qui avait insulté Jean Castex relaxé par la justice

VACCINATION Un pompier professionnel anti-pass sanitaire suspecté d’avoir insulté le 31 août dernier en Alsace le Premier ministre Jean Castex relaxé par la justice

G.V. avec AFP
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Illustration. Le Premier ministre Jean Castex
Illustration. Le Premier ministre Jean Castex — PASCAL RODRIGUEZ/SIPA

Un pompier professionnel anti-pass sanitaire comparaissait pour outrage devant la justice à Colmar après avoir insulté le Premier ministre Jean Castex. Les faits s’étaient produits lors d’une visite en Alsace le 31 août dernier.

L’individu, âgé d’une soixantaine d’années avait scandé « Castex pro labos, collabo des labos, on n’est pas des rats de labos ». Au service d’ordre qui l’avait appréhendé, l’homme avait déclaré : « Le gouvernement veut m’obliger à m’injecter un produit encore au stade d’essais cliniques, il suit le calendrier des laboratoires, Monsieur Castex est donc leur collaborateur » . Menotté, il avait passé huit heures en garde à vue.

« Le bénéfice du doute »

A la barre du tribunal correctionnel de Colmar, le pompier désormais muni d’un pass sanitaire après avoir contracté le Covid-19 début septembre, a expliqué son sentiment contre certains vaccins mais aussi qu’il aurait dû, le 15 septembre, être suspendu faute de pass sanitaire, avec une perte de salaire.  « Alors qu’avec plus de 45 ans de service j’aurais pu prendre ma retraite depuis des années si je n’aimais pas ce métier » a-t-il assuré. Il a également confié être beaucoup affecté par ses collègues pompiers qui allaient être mis à pied pour les mêmes raisons. »

Le Premier ministre avait confirmé avoir entendu des termes proférés à son encontre, sans être précis quant à leur teneur, et n’avait pas porté plainte. Le parquet a requis 500 euros d’amende mais le tribunal a finalement relaxé le sexagénaire « au bénéfice du doute » . « Il n’est pas établi qu’il a tenu des propos de nature à porter atteinte à la dignité ou à la fonction de Monsieur le Premier ministre, et étant souligné la distance entre le prévenu et les policiers ayant entendu les propos en cause » , a-t-il noté.