Nord : Le maire de Roubaix va être jugé pour « escroquerie aggravée »

PROCES Le maire de Roubaix Guillaume Delbar et treize autres prévenus seront jugés le 7 octobre. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à un système frauduleux de défiscalisation via un micro-parti politique

20 Minutes avec AFP
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Le maire de Roubaix, Guillaume Delbar, au conseil communautaire de la métropole de Lille, en 2020.
Le maire de Roubaix, Guillaume Delbar, au conseil communautaire de la métropole de Lille, en 2020. — G. Durand / 20 Minutes

Le maire divers droite de Roubaix (Nord), Guillaume Delbar, et treize autres prévenus seront jugés en correctionnelle le 7 octobre, soupçonnés d’avoir participé à un système frauduleux de défiscalisation via un micro-parti politique, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, confirmant une information de La Voix du Nord. Selon des sources concordantes, plusieurs dizaines de milliers d’euros de dons, qui auraient été à la fois défiscalisés puis en partie remboursés, sont en jeu sur une période courant de 2015 à 2020.

« Ça va au-delà d’une simple défiscalisation. Le but était de s’enrichir sur le dos du parti », explique Me Manon Dugast, représentante du parti en question, « Vivement Demain », qui s’est constitué partie civile en tant que personne morale. Outre Guillaume Delbar, son épouse, sa mère ou encore son premier adjoint seront jugés par le tribunal correctionnel de Lille, a précisé la source judiciaire.

Poursuivis pour « escroquerie aggravée » et « abus de confiance »

Les prévenus sont notamment poursuivis pour « escroquerie aggravée » et « abus de confiance », selon le parquet de Lille, qui ne donne pas leur identité mais évoque « plusieurs membres du conseil municipal de Roubaix ». Contacté par l’AFP, le maire de Roubaix s’est refusé à tout commentaire « à ce stade ».

Grâce à ce micro-parti, fondé en 2013, les donateurs pouvaient défiscaliser en toute légalité les deux tiers de leurs dons, a détaillé Me Dugast. Sauf qu’avec le système mis en place, ils étaient aussi remboursés à hauteur de 85 %, poursuit-elle. Le parti ne touchait que 15 % de l’argent accordé.