Affaire du « Grêlé » : L’ex-gendarme qui s’est suicidé est bien le tueur en série, confirment les analyses ADN

COLD CASE Le tueur en série surnommé le « Grêlé » est soupçonné de quatre meurtres et six viols dans les années 1980 et début des années 90

Caroline Politi
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Portrait robot du "Grêlé"
Portrait robot du "Grêlé" — MAXPPP

C’est un mystère vieux de 35 ans qui est en passe d’être résolu ce jeudi soir. Les empreintes génétiques prélevées sur plusieurs scènes de crime imputées au « Grêlé » correspondent à celles de l’ancien gendarme qui s'est suicidé mercredi dans la station balnéaire du Grau-du-Roi, a confirmé le parquet de Paris.  L'homme est soupçonné d'avoir commis trois meurtres à Paris : celui de Cécile Bloch, 11 ans, poignardée et violée en mai 1986, de Gilles Politi, 38 ans et Irmgard Mueller, 20 ans, tous deux tués en avril 1987. Il était également recherché pour une série de six viols entre 1986 et 1994.

Cela faisait plus de 35 ans que les enquêteurs de la Crim' était sur la trace de cet homme, surnommé « le Grêlé » en raison des cicatrices sur son visage décrites par plusieurs victimes. De l’ADN avait été prélevé sur plusieurs scènes de crime mais aucune correspondance n’avait pu être établie. « Ces derniers mois, le magistrat instructeur a convoqué pour audition ou sur commission rogatoire environ 750 gendarmes en poste en région parisienne à l’époque des faits », précise le parquet.

L’étau s’était resserré autour de cet ancien gendarme, devenu policier, aujourd’hui à la retraite, il y a quelques jours. Convoqué le 24 septembre dernier pour une audition qui devait se tenir mercredi, cet homme, âgé de 59 ans et domicilié dans le sud de la France, a été déclaré disparu lundi par son épouse. Il a été retrouvé mort dans une location Airbnb mercredi. Les enquêteurs ont découvert à ses côtés une lettre de remords mais sans aveux circonstanciés.