Chambéry : Procès en appel d’un propriétaire de coqs jugés trop bruyants

BASSE-COUR Le mis en cause s'est étonné de voir ses voisins attendre 25 ans avant de se plaindre des chants de ses coqs

20 Minutes avec agence
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ANGOT/SIPA

Le procès en appel d’un propriétaire de coq de Saint-Sylvestre (Haute-Savoie) a eu lieu ce mardi à Chambéry. L’homme avait été reconnu coupable de « troubles du voisinage » en première instance en juillet 2019 après une plainte d’un couple de riverains.

Il avait été condamné à leur régler 3.000 euros de dommages et intérêts. La cour d’appel a mis sa décision en délibéré et se prononcera le 25 novembre 2021, rapporte France Bleu Pays de Savoie.

Une plainte qualifiée de tardive

Les voisins affirmaient que les coqs les empêchaient de dormir et troublaient leur quiétude. Ils avaient aussi obtenu de la justice que le mis en cause mette fin aux « nuisances sonores excessives » que représentait le chant des gallinacés. La décision a donc été contestée par l’intéressé, qui s’est étonné que ses voisins attendent 25 ans après leur arrivée à Saint-Sylvestre pour porter plainte.

« Les coqs, la basse-cour… Tout existait, donc cette antériorité me semble relativement importante, a commenté l’avocate du Haut-Savoyard. […] C’est un peu comme si demain le citadin vient dire "Je viens m’installer en ville, mais je me plains du bruit des voitures" ». La représentante des voisins a quant à elle produit un constat d’huissier montrant « qu’à 4 heures du matin sur deux minutes de temps, on avait 18 cocoricos à la suite ».