Projet d’attentat d’un groupe néonazi : Cinq personnes en garde à vue depuis mardi

ENQUETE Ils sont soupçonnés d’avoir voulu préparer une action violente, notamment contre une loge maçonnique

Manon Aublanc
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Le fronton d'un palais de justice. (illustration)
Le fronton d'un palais de justice. (illustration) — SEBASTIEN BOZON / AFP

Cinq personnes ont été placées en garde à vue, mardi, dans le cadre d’une enquête sur un groupuscule néonazi soupçonné d’avoir voulu préparer une action violente, notamment contre une loge maçonnique, a annoncé une source judiciaire, ce jeudi, confirmant une information du Parisien.

Dans ce dossier, trois membres de ce groupuscule baptisé « Honneur et nation » avaient déjà été mis en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et écroués début mai.

Deux personnes incarcérées dans l’affaire Mia

Trois de ces cinq personnes, âgées de 23 à 58 ans, ont été interpellées dans la Nièvre, en Charente-Maritime et dans les Hauts-de-Seine. Les deux dernières, incarcérées dans le cadre de l’enquête sur l'enlèvement en avril de la petite Mia, ont été extraites de prison pour être placées en garde à vue dans cette procédure.

Selon une source proche du dossier, il s’agit de personnes appartenant à l’entourage des personnes déjà mises en examen dans cette enquête. Ces dernières sont soupçonnées d’avoir voulu préparer une action violente, potentiellement contre une loge maçonnique. Le projet ne semblait toutefois pas imminent. Elles avaient été interpellées en mai à la suite d’échanges entre elles, et notamment parce qu’elles faisaient des recherches sur d’éventuels explosifs et avaient effectué des repérages.

Six enquêtes en quatre ans

Selon une source proche du dossier, certaines de ces personnes étaient en contact avec Rémy Daillet. Cette figure du mouvement complotiste français qui résidait en Malaisie avait été expulsé du pays, puis mis en examen notamment pour « complicité d’enlèvement d’un mineur en bande organisée », en l’occurrence la petite Mia en avril, et écroué en France.

Depuis 2017, six enquêtes liées à des projets d’attentats d'ultradroite ont été ouvertes par le parquet antiterroriste. L’une d’elles, visant un groupuscule baptisé OAS, a déjà abouti au renvoi en correctionnelle de six personnes. Leur procès a débuté mardi à Paris.