Nantes : Un multirécidiviste arrêté après deux nouvelles agressions sexuelles d'enfants

RECIDIVE Le quinquagénaire, condamné à six reprises ces trente dernières années, a reconnu les agressions de jeunes filles de 10 et 12 ans dans l'agglomération nantaise

Frédéric Brenon
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Le palais de justice de Nantes.
Le palais de justice de Nantes. — JS Evrard/AFP
  • Une collégienne âgée de 12 ans a été agressée dans la rue à Nantes le 13 septembre.
  • Une enfant de 10 ans a été suivie et attaquée chez elle à Saint-Sébastien-sur-Loire, le 14 septembre.
  • Confondu par son ADN, le suspect a reconnu une partie des faits.

La plus jeune des deux victimes a fait preuve d’un « courage extraordinaire », considère le procureur de la République. Un homme de 57 ans a été interpellé lundi matin à Vertou après des agressions sexuelles commises sur deux mineures, dont il est soupçonné être l’auteur. La première agression s’est déroulée le 13 septembre à Nantes : une collégienne âgée de 12 ans se trouvait à une station de tramway lorsque le suspect l’a approchée, lui a touché la cuisse, puis l’a suivie jusqu’à son entrée chez elle.

Le lendemain, à Saint-Sébastien-sur-Loire, le même homme a repéré une autre jeune fille dans le bus, l’a suivie puis s’est engouffré de force dans son domicile, jusqu’au deuxième étage. « Elle a crié, elle l’a poussé, elle l’a tapé, suffisamment pour que cet homme renonce et finisse par prendre la fuite », indique Renaud Gaudeul, procureur de la République de Nantes. C’est le signalement effectué par cette dernière qui a permis d’effectuer le rapprochement entre les deux affaires. « Le mode opératoire nous a tout de suite inquiétés, poursuit-il. C’est devenu une priorité absolue pour le parquet et la police. »

Déjà condamné par la cour d’assises

Confondu par son ADN retrouvé sur la victime sébastiennaise, l’individu a été arrêté, sans difficulté, dans le foyer où il réside depuis deux ans. Il a reconnu une partie des faits. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire pour les chefs d’accusation de « tentative de viol sur mineur de moins de 15 ans en récidive légale » et « agressions sexuelles sur mineur de moins de 15 ans en récidive légale ».

Si la justice évoque une « récidive », c’est parce que le suspect était déjà très défavorablement connu. A son actif, pas moins cinq condamnations pour agressions sexuelles commises dans la région de Saumur (Maine-et-Loire) entre la fin des années 1980 et la fin des années 1990. Un dossier déjà épais auquel il faut ajouter une condamnation en 2010, par la cour d’assises du Maine-et-Loire, à 16 ans de réclusion criminelle pour un viol et une tentative de meurtre.

Libéré en avril 2019 grâce à une remise de peine automatique liée à son « bon comportement en détention » , l’homme s’était installé à Vertou. Il faisait l’objet d’un suivi socio-judiciaire, d’une injonction de soins et d’un bracelet électronique. Autant d’obligations qui avaient été respectées, précise le procureur.

Les deux victimes ont été prises en charge par des professionnels spécialisés.