Val-de-Marne : Un homme condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle pour avoir tué son ex-compagne

FEMINICIDE Le féminicide s’était déroulé en 2018 à Champigny-sur-Marne

20 Minutes avec AFP
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Une cour d'Assises. (illustration)
Une cour d'Assises. (illustration) — PASCAL GUYOT / AFP

La cour d’assises du Val-de-Marne a condamné vendredi à 25 ans de réclusion criminelle un homme jugé pour le meurtre de son ex-compagne, tuée en pleine rue de 17 coups de couteau après une dispute « autour du son de la télévision ». Cet homme de 36 ans, né en Côte d’Ivoire et arrivé en France en 2013, a été reconnu coupable d’avoir « volontairement commis des violences ayant entraîné la mort » de son ex-compagne, d’avoir eu « l’intention de donner la mort » et « tenté volontairement de donner la mort » à la sœur de la victime, blessée de plusieurs coups de couteau.

La cour a suivi les réquisitions de l’avocate générale. Le féminicide s’est déroulé à Champigny-sur-Marne, sur le parking d’un immeuble, dans la nuit du 12 au 13 septembre 2018. Il avait été précédé, selon l’enquête, d’une dispute et d’une bagarre « à cause du bruit de la télévision » dans l’appartement commun. « Cette bascule vers l’horreur, seul l’accusé en est responsable » car « il voulait imposer une correction » aux deux victimes, a estimé l’avocate générale vendredi matin, décrivant un « déferlement de violences » et « l’horreur de l’acharnement ».

« C’est seul l’accusé qui bascule dans la colère, une colère qu’il ne maîtrise pas »

Selon une dizaine de témoins visuels, ce « manager » de station-service a porté plusieurs coups de couteau à la victime sur le parking. Elle présentait 17 plaies sur le corps, dont une dizaine au niveau du thorax et de l’abdomen. Pour le ministère public, « rallumer la télévision va être pour lui une étincelle » : « C’est seul l’accusé qui bascule dans la colère, une colère qu’il ne maîtrise pas », a ajouté la magistrate. Le couple, séparé « affectivement » depuis environ six mois, vivait dans le même appartement avec sa fille, ainsi que le fils, la sœur et la fille de la victime.

L’accusé, qui nie les faits, a toujours affirmé avoir été victime de violences. Au moment du drame, « il n’était pas dans un état qui pouvait le permettre de garder le contrôle de ses nerfs », a assuré son avocat, Me Hosni Maati. « Je veux qu’il reconnaisse, ça va me soulager, moi et toute ma famille, c’est tout », a déclaré la sœur de la victime devant la cour mercredi, avant de poursuivre : « Je regrette avoir regardé la télé ce soir-là. »