Toulouse : Un machiniste condamné pour la chute d’un rocher du décor en plein opéra

SABOTAGE L'enquête sur le mystère du rocher de l'opéra de Toulouse, évité de justesse par le ténor, avait conclu à un sabotage. Six ans après, le machiniste incriminé à été condamné à huit mois de prison avec sursis

H.M.
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Un rideau de théâtre. Illustration.
Un rideau de théâtre. Illustration. — Caro Sorge - Sipa

L’affaire du rocher de l'opéra de Toulouse est absolument singulière. Elle se résume à une grosse frayeur, passée pour une plaisanterie décalée auprès du public rassemblé ce 28 janvier 2015 pour la première de Tristan et Isolde de Wagner au Théâtre du Capitole. Dans la scène finale, un rocher du décor, de 200 kg tout de même, doit symboliquement descendre et venir recouvrir Tristan écrasé de chagrin, en l’occurrence le ténor américain Robert Dean Smith. Sauf que le rocher poursuit sa descente, obligeant l’artiste à un roulé-boulé pour l’éviter de justesse.

Les investigations sur cet incident, qui aurait pu être sanglant, ont mené à un machiniste. Pour les enquêteurs, cet employé municipal en délicatesse avec ses collègues serait passé la veille de la représentation pour modifier le programme informatique gouvernant les mouvements de décor. L’homme a toujours nié ce sabotage.

Le prévenu a toujours nié

Mais il s’est tout de même retrouvé ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Selon le récit que fait La Dépêche du Midi de l’audience, il a de nouveau et avec virulence écarté toute responsabilité, son avocat Alexandre Martin dirigeant les soupçons sur ses ex-coéquipiers. Sans succès.

En guise de tombé de rideau, le tribunal a condamné le machiniste à huit mois de prison avec sursis.