Procès des attentats du 13-Novembre : Gérald Darmanin appelle à la vigilance maximale autour des lieux sensibles

TERRORISME Les forces de sécurité intérieure seront mobilisées pour une présence visible et dissuasive

M.F avec AFP
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Paris, France | AFP | mardi 07/09/2021 - 14:52 UTC+2 | 261 mots Gérald Darmanin a demandé aux responsables de la sécurité du territoire un haut niveau de vigilance pendant le procès des attentats du 13 novembre 2015.
Paris, France | AFP | mardi 07/09/2021 - 14:52 UTC+2 | 261 mots Gérald Darmanin a demandé aux responsables de la sécurité du territoire un haut niveau de vigilance pendant le procès des attentats du 13 novembre 2015. — Jacques Witt/SIPA

Le procès des attentats du 13 novembre 2015 sous tension. Gérald Darmanin a adressé lundi un télégramme aux préfets de police de Paris et des Bouches-du-Rhône, ainsi qu’aux préfets des zones de défense de métropole et d’outre-mer. Dans ce document, il requiert leur « vigilance collective (…) totale tant à l’égard de la menace (terroriste) endogène qu’exogène » pendant le procès, notamment autour des lieux classés sensibles.

Le ministre de l’Intérieur a ainsi demandé à ses cadres de maintenir « un haut niveau de vigilance, tout particulièrement aux abords des lieux de culte, des lieux d’enseignements, de grands rassemblements dans un contexte de retour à la normale et des anciens lieux d’attentats ». « Vous mobiliserez en conséquence les forces de sécurité intérieure pour une présence visible et dissuasive », ajoute-t-il.

Eviter une succession d’attaques comme en 2020

Gérald Darmanin rappelle que, l’an dernier, le procès des attentats de janvier 2015 avait été l’occasion d’une « succession d’attaques sur le territoire national » (contre les anciens locaux de Charlie Hebdo, assassinat de Samuel Paty mi-octobre) après la republication par l’hebdomadaire satirique de caricatures de Mahomet.

Le procès des attentats djihadistes du 13-Novembre, les plus meurtriers commis sur le territoire français, s’ouvre mercredi pour neuf mois devant la cour d’assises spéciale de Paris. Vingt accusés y sont poursuivis, dont Salah Abdeslam, le seul survivant des commandos qui ont fait 130 morts et plusieurs centaines de blessés autour du Stade de France, sur des terrasses de bistrots parisiens et dans la salle de concert du Bataclan.