Réseaux sociaux : Un récidiviste condamné à de la prison ferme pour menaces

PROCES Le jeune homme a été placé en garde à vue samedi pour des menaces de mort envers un ami d’une jeune femme qu’il avait harcelée et menacée durant l’été

20 Minutes avec AFP
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Le tribunal de Pontoise.
Le tribunal de Pontoise. — Francois Mori/AP/SIPA

Déjà condamné mi-août à deux ans de prison avec sursis pour avoir menacé de mort une femme sur les réseaux sociaux, un jeune homme a été condamné et écroué, lundi, pour avoir menacé un ami de cette dernière, a indiqué le parquet de Pontoise, ce mardi.

Le jeune homme, âgé de 20 ans, a été condamné à huit mois de prison ferme et incarcéré à l’issue de son procès en comparution immédiate au tribunal judiciaire de Pontoise (Val-d’Oise), a déclaré le parquet.

Des menaces pendant plusieurs semaines

Il avait été placé en garde à vue samedi pour des menaces de mort envers un ami d’une jeune femme qu’il avait harcelée et menacée durant l’été. Ces faits lui avaient déjà valu une peine de deux ans de prison avec sursis, prononcée quinze jours auparavant par le même tribunal. Le parquet a toutefois fait appel de cette décision, selon le journal Le Parisien.

Reflet du harcèlement via les réseaux sociaux, cette affaire avait indigné la toile lorsque la jeune femme, tout juste majeure, avait relayé sur Twitter les menaces subies depuis plusieurs semaines. Originaire de l’Essonne, elle partage son quotidien avec ses quelque 67.000 abonnés sur Instagram, et n’a jamais rencontré son harceleur.

« Toi, je t’attrape, je vais te violer »

Dans un long fil de messages partagé plus de 34.000 fois, avec captures d’écran de conversation et messages audio à l’appui, elle expliquait que les insultes avaient débuté via des messages privés sur Instagram début juin. De mielleux, ils étaient devenus virulents.

« Toi, je t’attrape, je vais te violer », « je vais massacrer ta famille », éructait le jeune homme, dans un message audio, exigeant qu’il la contacte pour discuter. Dans une vidéo, il brandissait un couteau en lui lançant : « Ose venir, je t’attends ». Il lui intimait également de ne pas porter plainte, se vantait d’avoir harcelé d’anciennes conjointes, et s’était mis à la traquer dans la rue.