Incidents Nice-OM : Le supporter niçois soupçonné d'avoir donné un coup de pied à Payet sera jugé fin septembre

FOOTBALL L'homme de 28 ans, qui a comparu devant le tribunal correctionnel de Nice ce mercredi, est placé sous contrôle judiciaire

Elise Martin
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Le match Nice-OM a tourné à la foire d'empoigne dimanche soir à l'Allianz Riviera.
Le match Nice-OM a tourné à la foire d'empoigne dimanche soir à l'Allianz Riviera. — Valery HACHE / AFP
  • Dimanche soir, le match entre Nice et l’OM a été définitivement interrompu à la 78e minute, après que Dimitri Payet a été la cible des supporters ultras niçois.
  • Tony C, un des supporters, a été reconnu grâce aux images et a été placé en garde à vue en étant soupçonné d’être l’auteur d’un coup de pied contre le joueur marseillais.
  • Ce mercredi, il comparaissait au palais de justice de Nice.

Tony C, supporter de l’OGC Nice, soupçonné d’avoir porté un coup de pied au joueur de l’ OM Dimitri Payet lors de la rencontre entre les deux équipes dimanche soir, a été placé sous contrôle judiciaire jusqu’à son jugement, le 22 septembre prochain.

Ce mercredi, il comparait devant le tribunal correctionnel de Nice qui a décidé de le laisser en liberté, avec une interdiction de match et de stade et une obligation de pointer deux fois par semaine à la gendarmerie de Mandelieu-la-Napoule, où il réside.

« Je regretterai ce geste toute ma vie »

Lors de l’audience, l’homme de 28 ans a indiqué ne pas s’être reconnu en faisant ce geste et a affirmé « le regretter toute sa vie ». « Sur le fond, il aura le temps de s’en expliquer », a déclaré son avocat, Me Benjamin Taieb. Il est également revenu sur « le déferlement de violences » à l’encontre de son client et de sa compagne via les réseaux. Une heure après le match, son adresse ainsi que son identité ont été partagées sur Internet. « Il s’est rasé la barbe parce qu’il avait peur d’être reconnu et ciblé », a ajouté Me Benjamin Taieb.

Le procureur Léopold Mendes avait notamment requis la détention provisoire pour « protéger la personne incriminée puisqu’il est en danger à l’extérieur ». Il a également pointé la crainte d’un « renouvellement de l’infraction » en s’appuyant sur le seul antécédent judiciaire de ce supporter de l’OGC Nice depuis « plus de vingt ans », une amende de 430 euros pour outrage et rébellion lors d’une rencontre à Montpellier en 2019.

Le mois prochain, le Niçois d’origine risque au maximum un an d’emprisonnement pour « intrusion illicite sur l’aire de jeu troublant la manifestation sportive » et deux ans pour « violences volontaires en réunion ».