Afghanistan : L’un des Afghans sous surveillance depuis son arrivée en France placé en garde à vue

ENQUETE Il aurait été placé en garde à vue pour avoir rompu son assignation à résidence

20 Minutes avec AFP
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Des soldats français veillant sur un avion à Kaboul
Des soldats français veillant sur un avion à Kaboul — STR / AFP

L’un des cinq réfugiés afghans, qui avait été mis sous surveillance à son arrivée en France, a été interpellé et placé en garde à vue à Paris, a confirmé le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, ce mardi.

L’homme fait partie de l’entourage « d’un Afghan qui a aidé à l’évacuation de Français, de personnes qui ont travaillé pour la France lors de l’évacuation de l’ambassade, à un moment qui était incroyablement tendu, (et) qui a probablement sauvé des vies », a précisé Gabriel Attal​ sur BFMTV. Ce dernier, principal profil surveillé, « aurait eu un lien avec des talibans, à un moment donné, qui reste à définir », a ajouté Gabriel Attal, rappelant que « des investigations étaient en cours ».

« Pas de failles » dans la surveillance des Afghans rapatriés

Le gardé à vue a de son côté été interpellé lundi en fin d’après-midi pour avoir rompu sa « mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance » (Micas), a indiqué le parquet de Paris. Il n’est sorti que « quelques minutes » de la « zone que la DGSI lui avait demandé de garder », a précisé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur franceinfo, assurant qu’il n’y « a pas eu de failles » dans la surveillance des Afghans rapatriés en France.

« Nous avons souhaité que la totalité des Afghans ayant quitté Kaboul passent par la base militaire française d’Abou Dhabi » pour faire l’objet de vérifications par les services de sécurité français, a-t-il expliqué. « Nous connaissons toutes les personnes qui sont arrivées sur notre sol, ramenées par l’armée française », a-t-il ajouté.

Sous surveillance

À leur arrivée en France après avoir été rapatriés de Kaboul, cinq Afghans s’étaient vus notifier ce week-end une Micas, mesure prévue dans le cadre des lois antiterroristes, et sont sous surveillance de la Direction générale de la surveillance intérieure (DGSI). Parmi eux, l’homme qui a « très largement aidé à l’évacuation de l’ambassade de France », comme l’avait expliqué Gérald Darmanin lundi.

Né en 1995, il a admis son appartenance au mouvement taliban et reconnu avoir porté des armes en tant que responsable d’un barrage taliban à Kaboul, selon l’arrêté pris par le ministre. Les quatre autres, dont celui placé en garde à vue lundi, sont en lien avec cet homme. Le porte-parole du gouvernement a assuré que le gouvernement « ne prendra pas de risques avec la sécurité des Français ». « Tous les moyens sont mis pour contrôler qui vient sur notre sol », a-t-il fait valoir.