Nintendo obtient la suppression de toutes les copies de ses jeux vidéo détenues par RomUniverse

JUSTICE L’entreprise nippone avait porté plainte contre RomUniverse en septembre 2019 et la plateforme avait été condamnée à verser 2,1 millions de dollars en 2021

20 minutes avec agence
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Le logo de Nintendo (illustration).
Le logo de Nintendo (illustration). — Koji Sasahara/AP/SIPA

La justice californienne a ordonné début août au site de téléchargement RomUniverse de détruire avant le 17 août tous les jeux Nintendo mis illégalement à la disposition du public. La décision est le dernier volet en date de la bataille juridique qui oppose le géant japonais à la plateforme aujourd’hui inactive, rappelle TorrentFreak, relayé par Numerama. L’entreprise nippone avait porté plainte en septembre 2019.

Elle accusait alors RomUniverse de faciliter les violations de droits d’auteur en proposant le téléchargement illégal de jeux Nintendo. La plateforme avait été condamnée à verser 2,1 millions de dollars (environ 1,8 million d’euros) de dommages et intérêts en mai 2021. La juge Consuelo Marshall n’avait en revanche pas autorisé la demande du plaignant, qui exigeait que les fichiers des jeux disponibles soient détruits. La magistrate avait estimé que le danger immédiat de piratage était écarté puisque le site avait entre-temps fermé.

Une crainte de « dommages irrémédiables » pour Nintendo

Mais Nintendo avait demandé à la justice de se prononcer à nouveau sur cette affaire. « Les preuves apportées par le plaignant montrent l’existence d’une menace de nouvelles violations, basée sur les déclarations du mis en cause selon lesquelles il pourrait relancer le site Web contenant précédemment des jeux aux droits déposés par le plaignant », a jugé Consuelo Marshall après réexamen du dossier.

Elle a expliqué craindre des « dommages irrémédiables » pour Nintendo. Matthew Storman, à la tête de RomUniverse, avait pourtant affirmé qu’en cas de réouverture, le site ne proposerait plus de jeux du géant japonais. Outre la destruction des titres appartenant à Nintendo, la plateforme s’est vue interdire l’utilisation « prêtant à confusion » des logos et titres enregistrés par l’entreprise nippone. Le gérant de RomUniverse n’est pas ailleurs pas autorisé à copier, distribuer, vendre ou même diffuser des copies illégales de jeux Nintendo, a tranché la juge.