Val-de-Marne : Mise en examen d’un mineur après les tirs de mortiers qui ont blessé trois policiers

ENQUETE L’adolescent de 16 ans ne serait pas le tireur des mortiers d’artifice qui ont brûlé un policier au dos et blessé deux autres agents aux tympans à Bonneuil-sur-Marne, dimanche, selon une source proche du dossier

20 Minutes avec AFP
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Panneau d'un commissariat - photo d'illustration
Panneau d'un commissariat - photo d'illustration — © O. Aballain / 20 Minutes

Une première mise en examen après les tirs de mortiers d’artifice qui ont blessé trois policiers à Bonneuil-sur-Marne (Val-de-Marne), dimanche. Le suspect est un adolescent de 16 ans, a indiqué le parquet de Créteil. Il a été mis en examen pour «  tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique en bande organisée ». Le jeune homme ne serait pas à l’origine des tirs de mortiers.

Dimanche en fin d’après-midi, une patrouille de trois policiers de la brigade anticriminalité​ de Créteil a été prise à partie par des jeunes avant d’être visée par des tirs de mortiers d’artifice. Mardi, les enquêteurs ont remis en liberté cinq autres jeunes âgés de 14 à 16 ans, également placés en garde à vue. Des participants « actifs » sont recherchés, sur un total d’une « quarantaine de jeunes ».

Un policier brûlé, deux autres blessés aux tympans

Dans la foulée des violences dimanche, une enquête, confiée à la sûreté départementale, a été ouverte pour « tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique, complicité de cette tentative, violences aggravées, menaces de mort et enregistrement et diffusion d’images violentes ».

L’un des policiers, âgé de 37 ans et membre de la BAC de Créteil, a été brûlé au deuxième degré au bas du dos par un mortier d’artifice, sans que son pronostic vital soit engagé. Il s’est vu attribuer 15 jours d’ITT. Ses deux collègues ont également été blessés aux tympans et se sont vus délivrer 15 et 10 jours d’ITT, selon le parquet qui a précisé qu’ils « présentaient des pertes d’audition ». Venu apporter son soutien aux policiers du commissariat de Créteil, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé une « véritable tentative d’assassinat ».