Saint-Tropez : Pour la justice, les survols d'hélicoptères « ont atteint pour la population des communes un niveau intolérable »

TRAFIC AERIEN La mairie de Ramatuelle, commune du golfe de Saint-Tropez, s’est lancée dans une bataille juridique contre les incessants survols d’hélicoptères

20 Minutes avec AFP
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Une vue de la ville de Saint-Tropez.
Une vue de la ville de Saint-Tropez. — JEAN CHRISTOPHE MAGNENET / AFP

La mairie de Ramatuelle tient sa revanche contre les survols incessants d’hélicoptères au-dessus du golfe de Saint-Tropez. Début juillet, son  recours en référé-liberté n’avait pas abouti. Mais ce vendredi, le tribunal administratif de Toulon a suspendu l’arrêté préfectoral qui prévoyait 48 rotations quotidiennes d’hélicoptères dans la zone, contre 40 pour les saisons précédentes.

Dans son ordonnance, le juge écrit « que les nuisances sonores engendrées pour les rotations d’hélicoptères au-dessus du territoire des communes, et notamment de la commune de Ramatuelle, ont atteint pour la population des communes un niveau intolérable ».

Il souligne par ailleurs l’incompétence du préfet pour réguler ce trafic, rappelant que « le pouvoir de police spéciale de la navigation aérienne des hélicoptères est confié principalement au Premier ministre et au ministre chargé de l’Aviation civile ».

Des hélicoptères contre les embouteillages

« Cette décision consacre le principe d’interdiction de l’utilisation des hélisurfaces au-delà du caractère purement occasionnel (…) il n’est donc plus possible aux compagnies aériennes d’exploiter des hélisurfaces pour une activité de transport public ni de dépasser le plafond des 200 mouvements annuels », a réagi le maire Roland Bruno dans un communiqué.

Ramatuelle, célèbre pour sa magnifique plage de Pampelonne, a vu se multiplier les hélisurfaces pour éviter les embouteillages estivaux : l’hélicoptère met Saint-Tropez à moins d’une demi-heure de Nice, Cannes ou Monaco.