Affaire Steve Maia Caniço : Mise en examen d’un haut fonctionnaire pour homicide involontaire

ENQUETE C'est la seconde mise en examen, après celle du commissaire divisionnaire Grégoire Chassaing, chargé du dispositif policier lors de la fête de la musique 2019 à Nantes

D.Bd avec AFP
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Une reconstitution dans l'affaire Steve Maia Caniço a eu lieu l'année dernière à Nantes
Une reconstitution dans l'affaire Steve Maia Caniço a eu lieu l'année dernière à Nantes — S. Salom Gomis/ AFP

Nouveau tournant dans l’affaire Steve Maia Caniço, ce jeune homme de 24 ans décédé noyé après une intervention controversée de la police à Nantes à l’occasion de la fête de la musique. Le directeur de cabinet du préfet de Loire-Atlantique Johann Mougenot en fonction en juin 2019 a été mis en examen jeudi pour « homicide involontaire », a indiqué le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc. Le haut fonctionnaire est actuellement sous-préfet des Sables d’Olonne.

Dans cette enquête, le commissaire divisionnaire Grégoire Chassaing, chargé du dispositif policier lors de la fête de la musique 2019 à Nantes, a déjà été mis en examen pour homicide involontaire. Un autre commissaire, Thierry Palermo, a été placé sous le statut de témoin assisté.

La métropole et la mairie également dans le dossier

La mairie de Nantes et Nantes Métropole ont également été placées sous le statut de témoin assisté en tant que personnes morales. La mairie de Nantes avait été mise en cause dans le décès de l’animateur périscolaire en raison de l’absence de barrières sur une partie du quai Wilson, propriété du Grand port maritime, donc de l’Etat, où se déroulait cette fête. Un barriérage avait cependant été installé à proximité, quai des Antilles, ainsi que sur le parking du quai Wilson.

Steve Maia Caniço avait disparu après une opération policière destinée à faire cesser une soirée électro lors de la Fête de la musique en bord de Loire. Son corps avait été retrouvé dans le fleuve plus d’un mois plus tard. Un rapport de l’Inspection générale de l’administration (IGA) avait critiqué « un manque de discernement » de la part du commissaire Chassaing.

Six personnes physiques et deux personnes morales ont été convoquées par le juge d’instruction dans cette affaire, d’ici à la fin du mois de septembre. Outre les deux policiers et le directeur de cabinet du préfet, déjà entendus, il s’agit de la maire (PS) de Nantes Johanna Rolland, de son ancien adjoint à la sécurité Gilles Nicolas et de l’ancien préfet de Loire-Atlantique Claude d’Harcourt.